Les éditeurs US dénoncent la complexité du prêt numérique

Clément Solym - 26.09.2012

Edition - Bibliothèques - bibliothèques - prêt numérique - éditeurs US


L'Association des Éditeurs américains (AAP) aura au moins été réactive : 24 heures après la publication d'une lettre ouverte à leur intention par la présidente de l'Association des Bibliothéques américaines (ALA), la réponse est publiée, et relayée par le Library Journal. Mais, à n'en pas douter, les établissements de prêt ne trouveront pas ici la réponse à leurs inquiétudes...

  


St. Thomas Public LibrarySt. Thomas Public Library, vlasta2, CC BY 2.0

 

 

 Dans leur missive, les éditeurs membres de l'AAP soulignent qu'ils « soutiennent le concept de prêt numérique », ce qui, en soi, est déjà une petite victoire : les éditeurs scolaires, par exemple, ne se montrent pas vraiment enclins à soutenir le fair use (un contournement du copyright légalisé par des fins pédagogiques), jugé dommageable pour l'industrie et la recherche académique. (voir notre actualitté)

 

Mais, outre le copyright, toute la chaîne du livre numérique semble un peu rouillée, d'après les dires de l'AAP : les éditeurs « doivent faire face à une série de défis technologiques, logistiques et financiers » pour se permettre de prêter leurs livres numériques.

 

Et la situation des maisons d'édition n'est « pas aussi simple » que celle que dépeint Maureen Sullivan au nom des bibliothèques : chaque éditeur « se débat individuellement pour servir au mieux les intérêts des auteurs et des lecteurs, protéger la propriété intellectuelle numérique et créer un nouveau modèle économique profitable à tous. »

 

Et l'Association des Éditeurs américains ne se prive pas, au passage, de pointer l'acharnement du Department of Justice à leur encontre : « Et tandis que le statut non lucratif des bibliothèques leur permet de s'entendre, de débattre et de formuler des consensus sur ces questions, les éditeurs ne peuvent pas collaborer à cause des lois antitrust. »

 

Mais rien à faire, les éditeurs sont « déçus » par ces critiques non méritées. Et pour souligner encore un peu plus leur bonne volonté, ils rappellent à Maureen Sullivan son invitation, toujours valable, à une table ronde consacrée au prêt numérique.