Les Éditions du Samovar : embarquement immédiat

Association Effervescence - 20.10.2015

Edition - Les maisons


Chaque semaine, ActuaLitté, en partenariat avec l’association Effervescence, réunissant les étudiants et anciens élèves du master Édition et Audiovisuel de Paris-Sorbonne, vous donne rendez-vous : retrouvez dans les colonnes de notre magazine une chronique, réalisée par les étudiants de la formation, racontant la vie du master et de l’association.

 

Cette semaine, nous rencontrons la nouvelle promotion du master, côté édition. Les Éditions du Samovar vous présentent leur projet et leur appel à contribution !

 

 

 

La métalepse, ça vous dit quelque chose ? Avant d’être le thème imposé cette année aux étudiants du master 2 MEA de Paris-Sorbonne, c’est le nom d’une figure de style et d’un essai de Gérard Genette. Le célèbre critique littéraire s’est en effet penché à l’occasion d’un livre publié en 2004 sur cette notion qui a traversé les âges, en subissant des variations majeures. La métalepse est un trope, au même titre que la synecdoque et l’hypallage, par lequel l’auteur s’invite dans les événements qu’il relate, et feint d’en être le principal artisan.

 

Par la suite, et par dérivation, la métalepse a désigné toutes les situations dans lesquelles le narrateur d’un récit intervient pour en pointer l’arbitraire (Sterne), pour interpeller le lecteur (Diderot), ou toute autre forme de rupture dans la suspension volontaire d’incrédulité. Le plus important à retenir au sujet de la métalepse, c’est qu’elle implique un franchissement de seuil : entre fiction et réalité, entre narrateur et personnage, entre histoires internes d’un même récit…

 

Mais ce franchissement, il n’y aurait pas un mot latin pour le désigner ? Si : c’est trans, qui a donné le transfuge, le transparent, et le Transsibérien, dont on fêtera le centenaire l’an prochain. À cette idée, les étudiants du master ont eu un déclic : voilà de quoi porter un projet de livre pour toute la promotion ! Le Transsibérien, ce train de légende qui relie Moscou à Vladivostok, traversant les grandes étendues enneigées, franchit les villes russes les unes après les autres.

 

Mais ce n’est pas tout, côté métalepse : un appel à textes a été lancé pour faire de ce livre un recueil mêlant des genres différents, dans des époques différentes, tous reliés par un personnage unique : le contrôleur, Dimitri. Toujours sifflotant, d’une allure dégingandée, et immanquablement précédé d’une odeur de bergamote, cette figure secondaire du récit (car telle est la contrainte pour les contributeurs) viendra nous faire signe dans chacun des univers.

 

Dimitri presque à votre service

 

Limités à 15 000 signes, les textes ont jusqu’au 23 novembre pour parvenir aux Éditions du Samovar – l’étendard choisi cette année par les étudiants de la Sorbonne. Un premier aperçu du fameux contrôleur a été savamment proposé par l’illustrateur Kevin Cœur-Joly, qui prendra en charge tous les dessins de ce livre. Une fois imprimé, celui-ci sera présenté pour la première fois au salon Livre Paris 2016 (anciennement Salon du Livre), du 17 au 20 mars 2016. À cette occasion, Dimitri sortira du livre : vous pourrez donc l’y rencontrer ! 

 

Pour en apprendre plus sur le Transsibérien, connaître toutes les modalités de participation, et même se mesurer à un quiz, les curieux pourront se rendre sur le site internet des Éditions du Samovar, où ils seront chaudement accueillis. Ce sera l’occasion de confirmer ce que l’on connaît de ce train de légende, ou au contraire d’être détrompé… Sait-on par exemple qu’il n’est pas aussi luxueux, tant s’en faut, que l’Orient-Express avec qui on le confond souvent ?

 

Si vous voulez (re)lire nos chroniques déjà publiées sur ActuaLitté, c’est ici ! Si vous voulez être informés chaque semaine de la parution de notre nouvelle chronique, c’est ici !

 

À mardi prochain !