Rentrée littéraire : La fashion week des libraires

Shakespeare émoticône : to buzz or not to buzz

Cécile Mazin - 15.06.2015

Edition - Société - Shakespeare pièces - emojis emoticones - littérature classique


Découvrir les classiques de la littérature britannique, et par extension, LE classique d’entre les classiques est à la portée de n’importe quel internaute. Pour lire William Shakespeare, la meilleure des solutions sera d’adopter l’écriture par émoticônes. Plusieurs titres sont déjà passés à cette moulinette, avec plus ou moins de bonheur.

 

emojis shakespeare pièces

 

 

Les adaptations sont commercialisées sur Amazon, mais également en librairies, et proposent aux plus jeunes de retrouver les grandes œuvres de William. Le projet est, on s’en doute, de rendre Shakespeare plus accessible, au plus grand nombre. 

 

Les pièces du Barde ont ainsi été réécrites pour partie avec ces petits symboles qui synthétisent les propos de Roméo, Juliette, Macbeth et bien d’autres. Ainsi, Romeo et Juliet, Hamlet, A Middsumer Night's Dream, et Macbeth ont été traduits respectivement par Yolo Juliet, srsly Hamlet, A Midsummer Night #nofilter, et Macbeth #killing it. 

 

Et les appréciations de chacun sont très personnelles : 

 

 

 

 

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Bon évidemment, cela ne permet que d’appréhender l’histoire même des pièces, et certainement pas le rythme ou encore la musicalité des textes. Conceptuel, donc, plus que respectueux de l’œuvre – une forme de vulgarisation simple. (via Daily Mail)

 

Voilà quelques mois, un groupe d’artistes new-yorkais avait choisi de mettre en scène les habitants de la Big Apple, en leur faisant jouer, avec une voix off, les 154 sonnets du Barde. Toujours avec la perspective de vulgariser les textes de Shakespeare. 

 

Les quatre ouvrages sont publiés chez Penguin Random House, pour 10 £. Mais les universitaires et spécialistes de Shakespeare sont déjà désolés de cette initiative. Alan Smithers, directeur d’un centre d’étude dédié au Barde, à l’université de Buckingham, y voit un projet « absolument désastreux ». 

 

On teste avec Victor Hugo, et on en reparle côté français ?