Les enquêteurs appellent PPDA dans l'affaire Banon-DSK

Clément Solym - 25.07.2011

Edition - Justice - tristane - banon - dsk


Décidément, cette affaire sexo-politique prend de sérieux tournants littéraires quand on constate que les personnalités inviter à témoigner comptent parmi les noms de l'édition française.

Ainsi, dans l'affaire DSK-Bannon, c'est au tour de Patrick Poivre d'Arvor d'avoir été entendu. Ce n'est pas tout d'avoir définitivement entériné la présentation de Tristane Banon comme romancière, encore faut-il que des confrères viennent à la barre.

PPDA, le confident

Les enquêteurs ont donc soumis à la question le sieur PPDA, que Tristane Banon avait qualifié de confident. On ignore encore ce qu'il a bien pu leur raconter.


Le Cherche Midi, mis en accusation par Tristane Banon, qui avait travaillé pour la maison d'édition, s'était offusqué d'un tel comportement. « Tristane Banon a été 'auteur-contributrice' pour le Cherche Midi éditeur (en 2009). Si nos conventions ont soudainement été rompues, c'est à son initiative et en dépit de nos relances. Il semble en effet que Tristane Banon ait décidé de ne plus mener à terme les quelques projets qui lui avaient été confiés », expliquait Philippe Héraclès, le PDG.

Selon Tristane, c'est DSK qui aurait fait pression pour qu'elle soit licenciée de son titre de directrice de collection. (voir notre actualitté)

Le même homme...

Au cours des derniers jours, l'avocat de Tristane Banon a jeté de l'huile sur le feu, en passant sur Europe 1 et assénant : « Elles ont croisé le même homme », évoquant sa cliente et la femme de chambre qui accuse également DSK de l'avoir agressé sexuellement.

Me David Koubbi ne manquait d'ailleurs pas d'ironiser : « On vous avait vendu un dossier vide, le fait que la plainte que j'ai déposée pour le compte de mademoiselle Banon était irrecevable. Je note que deux jours après il y a l'ouverture d'une information judiciaire et qu'on est à une dizaine d'auditions, c'est-à-dire une cinquantaine d'heures d'auditions. C'est curieux ce que les policiers français travaillent dans le cadre d'un dossier vide quand même. » (via AFP)

C'est que le procureur américain souhaiterait également entendre Tristane Banon dans le cadre de la plainte déposée outre-Atlantique.

Citée par l'agence Reuters, la jeune femme, Nafissatou Diallo expliquait :  « Je n'ai jamais voulu me montrer en public, mais je n'ai pas le choix. Je dois maintenant me montrer en public. Je le dois, pour moi-même, je dois dire la vérité. »