Les étudiants anglais ne rendent pas leurs livres

Clément Solym - 10.01.2012

Edition - Bibliothèques - Universités - Livres - Angleterre


Les mauvaises habitudes des étudiants anglais donnent lieu à des classements étonnants. L'agence Press Association a établi le top 10 des universités anglaises qui ont récolté le plus d'argent grâce aux amendes de livres en retard ou non rendus.

 

En six ans, les bibliothèques des universités anglaises ont vu défiler les amendes. La faute aux étudiants qui ne font visiblement pas attention. Si on additionne le tout, on obtient une somme rondelette. Elles « se sont fait » pas moins de 50 millions de livres (environ 60 millions d'euros).

 

Ces chiffres ont été révélés par l'agence Press Association. Par le biais de la FIO (Freedom of Information), l'agence a demandé aux établissements de fournir les chiffres de toutes les amndes au cours des six dernières années universitaires. 101 ont fourni les éléments pour établir ce classement.

 

 

 

En tête du classement, on retrouve l'université de Leeds et ses étudiants plus étourdis que la moyenne (1.8 millions de livres d'amendes). L'université de Manchester n'est pas loin derrière avec 1.3 millions de livres. Dans le circuit des bibliothèques des universités, 300.000 livres sont toujours introuvables. A la prestigieuse université d'Oxford, plus de 30.000 livres se sont volatilisés - façon Merlin l'enchanteur.

 

En règle générale, les établissements font payer 10 pennies par jour de retard. Excepté à la Edinburgh Napier University, où l'on en rigole pas : un jour de retard, c'est une livre (un peu plus d'un euro). Certaines universités vont plus loin. Pour empêcher les étudiants les plus indélicats de ne pas payer, si vous ne réglez pas la note, pas de diplôme.

 

Mal-intentionnés les étudiants anglais? Beaucoup font le choix de racheter un livre lorsqu'ils l'ont perdu. Fort heureusement, les établissements ne sont pas allés jusqu'à appeler la police pour récupérer leurs livres (voir notre actualitté).