Les étudiants et le livre numérique

Clément Solym - 18.05.2010

Edition - Société - enquête - étudiants - livre


Les 17 et 18 mai 2010 se déroulent les Journées Couperin sur le livre électronique à Lille. Au cours d’un premier temps d’échanges, les résultats d’une enquête lancée à l’initiative du ministère de la Culture ont été présentés.

Portant sur le livre numérique, cette étude permet de mieux comprendre le positionnement des étudiants par rapport à ces nouveaux moyens d’entrer en contact avec l’écrit et la lecture en règle générale.

Il ressort principalement que les étudiants ne sont pas davantage sensibilisé à l’existence du livre numérique que le reste de la population. En effet, selon les chiffres de l’enquête, 49 % des étudiants ont déjà entendu parler du livre numérique contre 47 % pour la population française âgée de plus de 15 ans. Un gros travail reste donc encore à faire dans ce domaine.

Concernant la terminologie, pour les étudiants, l’expression livre électronique désigne à la fois le fichier et la tablette qui permet de le lire. Au niveau de la lecture effective de livres numériques, seuls 12 % répondent la pratiquer, et 1 % beaucoup. Cette frange reste finalement très marginale.

Quant aux supports de lecture, il s’agit principalement des ordinateurs portables, avec cependant l’arrivée des smartphones pour 12,1 % des interrogés. Le profil de ceux qui sont adeptes de ce mode de lecture est toujours sensiblement identique : ce sont des hommes jeunes, aimant particulièrement les nouvelles technologies.

Si on leur demande ce qui ralentit le passage au livre numérique, c’est déjà l’absence de contact avec le livre. Même les générations actuelles d’étudiants restent profondément attachées au support papier.

Toutefois, les étudiants reconnaissent l’intérêt du support numérique qui évite le transport d’ouvrages lourds, encombrants. Pour l’instant, les livres qu’ils lisent en premier lieu sur support numérique restent des textes scientifiques et liés directement à leur cursus.

Cette enquête fait ressortir la faible pénétration du support numérique chez la jeune génération d’étudiants. De gros efforts sont encore à faire pour que cette situation évolue. Un saut technologique est également attendu.