Les étudiants fuiraient-ils les universités contestataires ?

Clément Solym - 17.04.2009

Edition - Société - étudiants - universités - grévistes


Un des effets retors des grèves des universités pourrait être la perte d'effectifs lors des inscriptions de l'année suivante. Si les mouvement sont bien suivis par les étudiants, les universités perçues comme contestataires perdent quand même des effectifs.

Un phénomène qui a pu être observé en 2006 avec les manifestations anti CPE, et en 2007 avec celles contre la loi LRU. Qu'en sera-t-il à la rentrée prochaine ? Les universités françaises pourraient être boudées par les étudiants étrangers et certaines universités bien engagées dans les contestations être moins demandées par les étudiants français.

L'université de Toulouse-Le Mirail s'inquiète notamment de la baisse de ses effectifs passés de 24 000 en 2008, à 21 000 cette année. De manière générale, on peut constater une baisse du nombre de bachelier. Cela dit cet élément ne suffit pas à expliquer la baisse d'inscrit dans certaines universités. Les universités en France n'aura perdu que 0,7 % d'inscriptions. Et certaines sont pleines à craquer.

Sur le plan financier, moins d'inscrit entraîne une baisse des crédits alloués aux universités. De plus les entreprises qui investissent pourrait se détourner des universités. Marc Gontard, le président de Rennes-II confiait à nos confrères de 20 minutes que c'était une de ses craintes. La ministre de l'Enseignement supérieur, Valérie Pécresse, la partage.