Les fortunes de l'édition française changent de mains

Clément Solym - 13.07.2009

Edition - Economie - fortunes - édition - française


Comme chaque année depuis 13 ans, Challenges a publié dans son édition du 9 juillet le palmarès des 500 plus grosses fortunes professionnelles de France. Malgré la difficile crise que traverse le secteur, ce top 500 comprend toujours autant d'éditeurs. Néanmoins, la structure s'est considérable modifiée.

Des valeurs qui se maintiennent


La plupart des géants du secteur ont conservé leurs positions, même parfois malgré une diminution de patrimoine.

Parmi les éditeurs les mieux nantis qui ont su garder leur rang, on retrouve en tête Josette Robin et la famille Lefebvre, qui possèdent les Éditions juridiques Lefebvre Sarrut (qui publie notamment les fameux Dalloz). Les Lefebvre possèdent 450 millions d’euros, et ont vu leur position s'améliorer considérablement en devenant la 64e fortune.

Le propriétaire de la Fnac, François Pinault, gagne lui aussi un rang en devenant 6e du classement, avec 4,952 milliards d'euros.

Autre mastodonte du secteur qui a su s'adapter à la conjoncture, Antoine Gallimard. Celui-ci (224e fortune avec 110 millions d'euros) passe devant les dirigeants d'Albin Michel, la famille de Francis Esménard (234e avec 105 millions d'euros). Les deux ont vu leurs fortunes diminuer, comme la plupart des maisons, mais Gallimard a su maintenir une position avantageuse.


Il en est de même pour Jacques Glénat, qui en perdant 17 % de sa fortune (passée à 75 millions d'euros), est mieux classé que l'an dernier et devient la 317e fortune.

Des têtes qui tombent

En revanche, d'autres géants ont vu leur fortune fondre et leur position s'effondrer. Ce qui ne nous fera pas forcément pleurer.

Commençons par un hors-d'oeuvre des plus réjouissants : le pauvre Arnaud Lagardère a vu son patrimoine s'écrouler de moitié, passant de 611 millions d'euros à 314 millions d'euros. L'ami présidentiel a ainsi chuté de la 65e à la 96e place. À croire que l'édition, le multimédia et l'armement ne feraient pas si bon ménage...


Mais le plus dur fut pour Hervé de la Martinière, actionnaire du groupe La Martinière, qui s'est fortement endetté. Hervé de la Martinière est désormais lanterne rouge du top 500, passant de 70 millions à 39 millions d'euros. Une mauvaise résistance à la conjoncture qui a malheureusement contraint le groupe à lancer un plan de 43 départs volontaires.

De nouvelles figures


Néanmoins, de nouvelles figures ont émergé, notamment grâce à l'édition numérique et au commerce sur internet.

Mickaël Benabou et Jacques-Antoine Granjon, propriétaires de Ventes privées, sont ainsi arrivés 99e, tandis que Hervé Charles, de Cdiscount, est apparu 151e.

De son côté, Yves Guillemot, qui détient Ubisoft, a fait son entrée dans le milieu de la bande dessinée en briguant la 145e place.

Ce renouvellement des figures de l'édition les plus fortunées est plus largement significatif d'une transformation en cours du modèle économique de l'édition, de plus en plus tournée vers le numérique et la diffusion par internet.




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