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Les Français passionnés de jeux vidéo

- 05.12.2012

Edition - Economie - livre numérique - consommation - France


Comme chaque année, on passe en revue les habitudes de consommation des Français, en matière de biens culturels. À l'approche de Noël, il est important de savoir ce qui sera consommé, mis en perspective de ce qui a pu l'être. Et au cours de l'année 2012, le jeu vidéo est le grand lauréat, puisqu'il mobilise de plus en plus de temps de cerveau disponible. 

 

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L'étude REC+ réalisée par l'Institut GfK et présentée par l'AFP a sollicité 2311 personnes entre les 17 septembre et 7 octobre. Et les répondants montrent qu'ils passent en moyenne 12h17 hébdomadaires devant des jeux vidéo, soit 1h45 de plus que l'année passée, au même moment. Et c'est le fait des smartphones et des tablettes, qui apportent un accès plus rapide et surtout gratuit à des univers vidéoludiques. 

 

La tendance « s'accentue nettement cette année », indique l'étude, pour qui 70 % des joueurs ne payent pas pour jouer sur leur tablette et 83 % sur leur smartphone. Des augmentations de respectivement 16 et 20 %... Alors, voilà : on joue depuis un ordinateur à 40 %,  21 pour une console de salon, à 15 % sur une tablette et 9 avec son smartphone. 

 

Et le tout au détriment de la télévision, qui reste toutefois, avec internet les plus consommés, à raison de 22h semaine ou plus de 3 heures par jour. La radio, ou la lecture, deviennent les parents pauvres de l'étude, puisque seules 25 minutes sont consacrées aux ondes et 21 minutes aux pages. 

 

Le changement, c'est pourtant maintenant : en juillet 2012, la même étude de REC+ annonçait que 98 % des Français préféraient les livres de papiers, bien qu'« en termes de volume, les biens dématérialisés dépassent de loin les biens physiques ». On y apprenait également que 16 % des Français s'était procuré un livre numérique, légalement ou non

 

« Au cours des douze derniers mois, 91% des Français indiquent avoir acheté des biens culturels physiques, que ce soit des livres papier (80% d'entre eux en ont acheté au moins un) », ajoutait-elle. En 2011, sur 100 biens culturels, payants ou gratuits, 65 étaient au format numérique et 35 en physique, avec 3 livres numériques contre 14 papier.

 

Et moins de 6 mois plus tard, les données ont pu changer quelque peu. La majorité reste attachée au physique, avec une première approche : 81 % des personnes qui lisent des livres numériques ne les achètent pas. C'est donc bien qu'il existe une curiosité, freinée par différentes raisons, le prix restant la principale, mais l'envie pointe. 

 

Toutefois, et c'est regrettable, l'étude de ce mois de décembre n'indique pas de pourcentage sur l'intérêt français pour le livre numérique. La dématérialisation reste cependant plus congrue, les budgets en terme de musique allant à 79 % pour l'achat de CD contre 13 % pour le téléchargement, 8 % pour le streaming, indiquant, selon GfK, que « les offres de musique dématérialisées peinent toujours à monétiser leur modèle ».