Les French days, le prix des livres et les remises autorisées

Clément Solym - 30.09.2019

Edition - Economie - économie France internet - french Days - prix unique livre


L’occasion de faire des affaires sur internet, tout en garantissant la promotion des grandes marques de revendeurs en ligne… c’est tout cela les French Days. Durant cette période de promotion, même les libraires s’y mettent — alors que la loi sur le prix unique du livre interdit, sauf conditions, de pratiquer des rabais. 


 

Difficile de manquer cette opération de séduction massive, qui illustre un modèle de préférence nationale, revue et corrigée par le e-commerce. En 2017, ils étaient une poignée de gros joueurs à décider de mettre en place leur propre vision du modèle américain de surconsommation : le Black Friday, et son pendant numérique, le Cyber Monday.

Une deuxième édition, et à peine s’en rend-on compte que la troisième pose ses marques, quelques mois après l’aventure d’avril. On est impatient de lire la suite.

Alors bien entendu, les remises, ristournes et autres rabais pleuvent, et les vendeurs communiquent à tour de bras, pour s’achever ce 30 septembre. Et il semblerait que l’édition 2019 n’ait pas tenu autant de promesses que celles escomptées. LSA remarque que seuls 21 % des enseignes qui figurent dans son top 100 des marques étaient présentes.

Contre 35 % en 2018 à la même époque, souligne Madame Benchmark, spécialiste de ces analyses de données. 

Que des libraires s’y soient engouffrés était d’ailleurs prévisible, et finalement, on imagine bien qu’une pareille opération donne une belle opportunité pour communiquer. Des livres avec 80 % de remise immédiate, sans que ce soit de l’occasion, cela fait rêver les lecteurs : Decitre annonçait des centaines d’ouvrages frappés de remise, Chapitre.com affichait du 20 % sur tout le site — mais uniquement les livres d’occasion. Et ainsi de suite.
 
Si en France, l’éditeur fixe le prix de vente, pour empêcher les remises et les distorsions de concurrence, il n’en demeure pas mois que, selon l’article 5 de la loi de 81 sur le prix unique du livre : « Les détaillants peuvent pratiquer des prix inférieurs au prix de vente au public mentionné à l’article 1er sur les livres édités ou importés depuis plus de deux ans, et dont le dernier approvisionnement remonte à plus de six mois. » (voir la loi)

Et bien entendu, les livres d’occasion, eux, ne sont absolument plus soumis à loi, ce qui permet de pratiquer le tarif que l’on souhaite.  


Commentaires

Pas de commentaires

Poster un commentaire

 

grin LOL cheese smile wink smirk rolleyes confused surprised big surprise tongue laugh tongue rolleye tongue wink raspberry blank stare long face ohh grrr gulp oh oh downer red face sick shut eye hmmm mad angry zipper kiss shock cool smile cool smirk cool grin cool hmm cool mad cool cheese vampire snake exclaim question

Vous répondez au commentaire de

Cliquez ici pour ne plus répondre à ce commentaire

* Laisser vide pour ne pas reçevoir de notification par email de nouveaux commentaires.