Les hommages de la classe politique à l'éditeur Hubert Nyssen

Clément Solym - 15.11.2011

Edition - Société - hommages - Hubert Nyssen - Hollande


Après l'hommage rendu par le ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand à Hubert Nyssen, le fondateur des éditions Actes Sud décédé samedi dernier, c'est au tour de François Hollande,  Michel Vauzelle, Hervé Schiavetti et Nicolas Sarkozy de saluer sa mémoire.

L'AFP indique que François Hollande a évoqué « un grand éditeur [...] qui a su exercer tous les métiers des lettres en véritable humaniste ».

 

Le candidat PS aux élections présidentielles a ajouté : « Avec lui, le Quartier latin est devenu arlésien, le Sud s'est ouvert au Nord, et la France est apparue comme un des coeurs de l'Europe littéraire. Chez lui, l'amour de la littérature allait avec le respect des auteurs. »

 

Et d'ajouter : « Dans une bergerie provençale à ses débuts, comme il aimait à le rappeler, il a construit une magnifique maison d'édition, dans la lignée des Grasset ou des Gallimard, maison qui a offert aux lecteurs de langue française plus de six mille titres et des auteurs aussi importants que Nina Berberova, Paul Auster, Imre Kertész ou Stieg Larsson. »


De son côté, Michel Vauzelle, le président de la région PACA a parlé « d'un être exceptionnel, dont les engagements professionnels et citoyens, tout au long de sa vie, resteront une référence pour tous les créateurs ».

 

Hervé Schiavetti, le maire de la ville d'Arles où se trouvent les éditions Actes Sud a simplement déclaré : « Arles ne serait pas la même aujourd'hui sans la présence d'Actes Sud ».


Enfin, Nicolas Sarkozy, le président de la République, l'a qualifié d'« entrepreneur pionnier de la décentralisation culturelle » qui a su monter une maison d'édition importante en Arles alors que l'essentiel de l'édition française était jusqu'alors Parisienne.

 

En guise de méthode, Hubert Nyssen s'appliquait une méthode ferme, pour son travail d'éditeur. Il assurait que l'on doit refreiner l'auteur, pour que ce dernier ne rédige pas n'importe quoi, ne devienne pas « polygraphe ».