Les inquiétudes du monde de l'édition en Suisse

Clément Solym - 08.12.2011

Edition - International - Suisse - edition - librairies


Crise. Sur toutes les bouches et dans tous les pays. Même en Suisse... c'est dire... Avec des couacs que l'on ne comprend pas vraiment, mes des angoisses que l'on partage d'un côté comme de l'autre du Lac Léman. 

 

Une crise, donc, dans le secteur du livre, qui serait principalement due aux changements structurels que connaît le secteur. Pas de quoi paniquer ? Bien si. D'abord, parce que l'on appréhende le futur : avec une hausse, toujours pas décidée, mais possible, en France de la TVA, c'est une partie du chiffre d'affaires des éditeurs qui va être lésée, explique SwissInfo

 

Swiss flagsMais dans les librairies du pays, les ventes chutent, et le produit culturel livre serait le plus impacté de l'ensemble du commerce des biens culturels.

 

Pour aider en partie à résoudre les problèmes, le retour à une législation fixant un prix de vente unique, comme en France, pourrait aider. Une fin de la guerre des prix entre revendeurs qui apaiserait l'ensemble du marché, certes, mais tout le monde ne voit pas d'un bon oeil ce type de législation

 

Pourtant, tout le monde, en Europe, voit bien la situation britannique, où la librairie indépendante ne pèse plus que 4 % du marché. Et cela, personne n'en veut dans les alpages.

 

Et puis, il y a le numérique, qui va finir par devenir un terme honni de l'édition. Pour Thalia, l'un des acteurs majeurs du marché suisse, pour le livre numérique, ce segment en développement est une perspective d'avenir.

 

Et pour cause : c'est leur gagne-pain. Un pan qui prendra de l'ampleur, mais en attendant, fait plus peur qu'il ne fait gagner d'argent. Thalia prévoit de renforcer sa présence sur le net, avec la vente en ligne, et de proposer des services additionnels, avec des ventes de produits dérivés. Pourquoi pas ?

 

Du côté éditeurs, on numérise, certes : d'un côté, le catalogue, de l'autre, la mise en place d'une offre. On se consacre aussi aux oeuvres indisponibles, pour refaire vivre les anciens ouvrages. 

Le tout en croisant les doigts pour que les deux supports, papier et numérique, coexistent vraiment durant les prochaines années. Un pari que l'on pourrait d'ores et déjà prendre sans peine.