Les intox Facebook, ou comment inviter le réseau dans sa vie domestique

Orianne Vialo - 08.07.2016

Edition - Société - statut Facebook confidentialité - Facebook contenu sécurité - Facebook intox statuts


Véritables marronniers, les statuts intox ou hoax appellation désignant des canulars à des fins plus ou moins malveillantes — pullulent sur les réseaux sociaux par vagues. Facebook, le réseau social créé par Mark Zuckerberg et ses amis en 2004, en fait énormément les frais depuis sa mise en service. Le concept est simple, une personne commence à faire circuler une rumeur, qui concerne le plus souvent la fin de la gratuité du réseau ou la reprise des données personnelles des utilisateurs par celui-ci. L'écrivain belge Hugo Poliart s'est emparé de l'actualité en détournant le message de fond. 

 

Message publié par Hugo Poliart sur sa page Facebook (Capture d'écran)

 

 

Dernièrement, ces deux grosses intox ont dû apparaître des dizaines, voire des centaines de fois sur votre fil d'actualité. Mais comme toujours, il s'agit d'informations erronées. C'est toujours le même refrain : si vous ne publiez/copiez-collez/partagez pas ledit statut, vous allez vous retrouver avec une version payante du réseau social, ou vous donnez l'autorisation au réseau social d'utiliser vos images, informations et publications.

 

En utilisant une technique qui lui est propre — l'auteur a pour habitude de partager ses pensées et réflexions sur des petits calepins, qu'il prend en photo et poste sur les réseaux sociaux —, Hugo Poliart s'est approprié cette manie qui consiste à partager l'information sans la vérifier, non sans y ajouter une pointe d'humour qui lui est propre. Une intervention qui n'a pas manqué de faire sourire, puisque plus de 4000 internautes ont réagi à son message, en commentant son cliché à l'identique : 

 

 

 

Si certains se montrent méfiants quant à ces messages, d’autres tombent complètement dans le panneau, d’autant plus que ces hoax sont de plus en plus travaillés. Dernièrement, ils contenaient des références à des articles de loi. Mais en creusant un peu, elles étaient toutes fausses, ou n’avaient aucun rapport avec les textes énoncés. 

 

Rappelons par exemple que l’article « 1-308 » cité dans la quasi-totalité des nouveaux posts qui ont fait le tour des réseaux sociaux fait en réalité partie des règles qui encadrent le commerce américain. Rien à voir avec la protection de la vie privée, ou la réutilisation des données personnelles. 

 

Un autre type d'intox que l'on peut trouver sur le réseau social Facebook 

 

 

Voici les fameux messages partagés quotidiennement par des centaines d'utilisateurs : 

 

 

 

Celui-ci met en garde les utilisateurs contre l'interruption du service gratuit : 

 

 

À noter que Facebook tente, depuis plusieurs années, d'enrayer ces mouvements, en mettant à jour leur page d'accueil, sur laquelle il est précisé noir sur bleu que le réseau social ne deviendra jamais payant. 

 

Capture d'écran de la page d'accueil Facebook, sur laquelle il est spécifié que le réseau social restera toujours gratuit

 

 

Un phénomène que les utilisateurs ne manquent pas de dénoncer avec humour

 

L'écrivain Hugo Poliart n'est pas le seul a être amusé par ces posts intempestifs de ses contacts sur le réseau social. D'autres utilisateurs de la plateforme préfèrent eux aussi le prendre avec humour, sans manquer de tourner les messages en dérision :