Les jeunes lecteurs sont l'espoir de l'industrie du livre italienne

Clément Solym - 26.11.2009

Edition - Société - jeunes - lecteurs - éditeurs


L'Italie est « à la traîne des pays européens en matière de lecture » estime le directeur de l'Association des éditeurs italiens, Alfieri Lorenzon. Selon lui, « seuls 44 % des Italiens lisent un livre dans l'année » et c'est même pire dans le sud du pays où « cette proportion tombe à 20 % ».

Pour lui, la seule façon de sortir de cette situation serait que les éditeurs mettent en place « une politique à long terme ». Et celle-ci pourrait bien passer par la formation des jeunes lecteurs.


En effet, en 10 ans (1987 à 1997) le nombre de titres jeunesse est passé de 900 à 1 800 et la croissance de ce secteur se maintient. Certains éditeurs ont bien compris que c'était vers la jeunesse qu'il fallait se tourner pour espérer un renouveau, dans un des rares pays où les enfants lisent plus que les adultes.

C'est le cas De MauriSpagnol, leader de la distribution de livres et de presse en Italie. Depuis quelque temps il mène une politique d'acquisition des plus grandes maisons d'édition jeunesse. En mettant l'accent sur la qualité des livres jeunesse d'aujourd'hui, il mise sur ces enfants qui seront les lecteurs adultes de demain.

Évidemment, cela ne suffira pas c'est pourquoi Le groupe Mauri a décidé de former les professionnels du milieu, à savoir les libraires. « La scuola per librai Umberto e Elisabetta Mauri » forme des libraires de tout le pays tous les ans durant un stage d'une semaine. Et bien sûr durant ces stages l'accent est mis sur l'importance du jeune public.