Les lecteurs en Île-de-France : vague de désertion

Cécile Mazin - 25.03.2015

Edition - Economie - édition livre île de France - chiffres librairies - lecteurs éditeurs


La Région Île-de-France est certainement celle qui concentre le plus grand nombre d'acteurs de l'édition. Elle représente 6,2 milliards € de chiffre d'affaires avec une immense représentation tant des acteurs privés que public. Et une économie forte, que Le MOTif, observatoire francilien du livre vient de présenter dans un document complet. 

 

 

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Léo Mabmacien, CC BY SA 2.0

 

 

Résumée en quelques chiffres, collectés entre 2008 et 2014, la région IDF affiche des résultats qui font comprendre que le livre ait parfois une dimension très parisienne. 37 % du chiffre d'affaires national du livre et 28 % des emplois s'y retrouvent, et, par extension, 6 emplois sur 1000 sur le territoire sont liés au livre. 

 

Par ailleurs, il se compose de 1700 commerces de livres comprenant 33 % des librairies et 23 % des librairies-papeteries. Avec 1000 maisons d'édition, dont 70 % sont indépendantes, la Région accueille près de 200 manifestations littéraires, avec une cinquantaine de lieux permanents, et 31 maisons d'écrivains. 

 

« Le livre, c'est d'abord un secteur d'activité économique particulièrement dynamique, qui s'adapte sans cesse. Les savoir-faire, l'expertise, la compétence sont de solides atouts pour notre Région. Auteurs, éditeurs, illustrateurs, correcteurs, traducteurs, libraires, bibliothécaires, nombreux sont les métiers du livre. À chaque étape, la Région Île-de-France est présente », souligne Julien Dray, vice-président de la Région, chargé de la Culture.

 

L'étude aborde de multiples points, mais s'intéresse également aux lecteurs. Le constat est certainement un reflet de ce mouvement globalement constaté à l'échelle nationale. Entre 1973 et 2008, on constate que la quantité de livres lus diminue : de 90 personnes, on passe à 87 qui ont lu, dans Paris intra-muros, un livre au cours des 12 derniers mois, mais en banlieue on passe 85 personnes à 78 sur la même période.

 

En revanche, les grands lecteurs (20 livres lus, ou plus, au cours des 12 derniers mois) ont beaucoup diminué : ils étaient plus de 45 sur Paris à 36, et en banlieue de 39 à 19. 

 

Et ce, alors que le nombre d'inscrits et visiteurs fréquentant une bibliothèque a augmenté considérablement entre 1973 et 1997, mais pour Paris, on assiste à une stagnation, alors qu'en banlieue, la chute est plus sévère. 

 

Les données utilisées pour l'étude proviennent de Pratiques culturelles, portail gouvernemental : il s'agit d'une enquête du Département des études, de la prospective et des statistiques du Ministère du culture et de la communication conduite par Olivier Donnat.

 

De même, Le MOTif nous précise que « c'est la part de "grands lecteurs" (et de lecteurs de livre tout simplement) qui diminuent et pas seulement en Ile-de-France et même si les lecteurs franciliens restent plus nombreux qu'ailleurs. »

 

 

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