'Les librairies doivent devenir des centres de culture pour survivre"

Clément Solym - 26.06.2012

Edition - Librairies - Librairie - Londres - Foyles


Pour survivre et prospérer, à l'ère de l'Internet, les libraires doivent devenir des centres de culture, selon Siôn Hamilton, directeur de la librairie Foyles à Londres.

 

Interrogé par West End Extra dans le cadre du Festival Love Charing Cross Road, qui célèbre l'une des rues les plus littéraires de Londres, le gérant de la librairie fondée au début des années 1900 a expliqué avec fait alliance avec ses concurrents, y compris Blackwell, de l'autre côté de la rue.

 

 

« Il ne fait aucun doute que le marché est plus difficile aujourd'hui », a expliqué le directeur. « Il y a tellement de gens qui vendent des livres, incluant les grandes surfaces et Internet ».

 

Depuis son ouverture en 1903, Foyles a toujours été un centre d'activités pour écrivains et lecteurs, jusqu'à organiser des déjeuners littéraires dans les années 30. Parti de simple vendeur avant d'arriver à la direction, Siôn Hamilton estime que les librairies doivent « contribuer à la vie de la communauté […] en devenant davantage des centres de culture […] avec des services d'information et de divertissement, de sorte que quelqu'un puisse venir poser une question sur n'importe quel sujet, et que le libraire puisse lui recommander un livre qui y réponde le mieux ».  

 

Et de conclure : « En tant que libraire, vous êtes une ressource que les consommateurs peuvent venir voir et consulter ».

 

(Le Festival de Charing Cross Road aura lieu ce 30 juin, de 11h à 20h, à Londres).