Les librairies Oxfam, des prédatrices pour les bouquinistes ?

Cécile Mazin - 13.08.2013

Edition - Librairies - librairies Oxfam - bouquiniste - marché de l'occasion


Après la vente en ligne tueuse de librairies indépendantes, voici le retour du serpent de mer : les librairies Oxfam, destructrices d'emplois du marché de l'occasion. Ce n'est d'ailleurs pas la première fois que les librairies Oxfam sont dans le viseur outre-Manche. En août... 2009, il était déjà question de l'établissement caritatif de Catherine Street, qui tuait le commerce de l'occasion...

 

 

 

 

Un débat s'est lancé pour déterminer si Oxfam avait bel et bien une incidence nuisible sur les bouquinistes. C'est que face à l'organisme de bienfaisance qui recueille gratuitement livres, CD, DVD et autres, pour les revendre et financer des actions caritatives dans le monde, la concurrence est nettement plus complexe. En outre, les établissements disposent d'un certain nombre d'avantages fiscaux, alors que dans le même temps, les bouquinistes accuseraient le coup de 80 % de diminution de leur activité. 

 

Sans acheter la matière qu'elles revendent, les librairies Oxfam se font taxer de Tesco de l'industrie du livre d'occasion. La grande surface de bienfaisance qui tuerait le marché parallèle de l'édition, c'est un peu la poêle qui a trouvé un autre poêlon, alors que l'industrie de la librairie accuse régulièrement les bouquinistes de tuer leur marché. 

 

Rappelons tout de même que Oxfam est une « une confédération internationale de 17 organisations qui, dans le cadre d'un mouvement mondial pour le changement, travaillent en réseau dans plus de 90 pays à la construction d'un avenir libéré de l'injustice qu'est la pauvreté ». Difficile de mesurer l'activité marchande lucrative des bouquinistes à celle de l'organisation qui lutte contre les situations iniques, aidant les populations à sortir de la pauvreté...

 

via TeleRead