Les librairies Waterstones en passe de renouer avec la rentabilité

Clément Solym - 02.12.2014

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La chaîne de librairies britanniques Waterstones annonce par la voix de son directeur général James Daunt que c'est la fin du tunnel. « Nous nous dirigeons vers le seuil de rentabilité pour l'année fiscale actuelle. Si nous avons un Noël décent, c'est là que nous parviendrons. » Une grande nouvelle, alors que la librairie en ligne a déjà marqué une étape importante en réduisant ses pertes de 23 millions £ l'année passée.

 

 

Waterstone's - Stephenson Street

Elliott Brown, CC BY 2.0

 

 

Le Black Friday aura été un moment fort, et la société assure que la journée fut sensationnelle. Une croissance dans les ventes énorme, notamment avec le livre de Jeff Kinney, Journal d'un dégonflé, et le Guinness des Records. Reste que le patron attend tout de même la journée du 23 décembre, traditionnellement la plus achalandée de toute l'année. 

 

Ancien banquier, et fondateur de Daunt Books, James Daunt avait été catapulté à la tête de la chaîne en 2011, après son rachat par le milliardaire russe Alexander Mamut. Après la suppression de 200 postes au sein des établissements, il a engagé une campagne de recrutement, tout en fermant les boutiques les moins pertinentes.

 

À l'époque, les embauches nécessitaient des profils particulièrement motivés, des libraires pleins d'énergie et d'initiatives, prêts à embrasser le changement, insistait le patron. Aujourd'hui, Waterstones dispose de 277 succursales et de 3500 employés. 

 

« Le pari était que nous vendrions plus de livres si les magasins étaient intéressants, plutôt qu'homogènes », assure Daunt. Il observe d'ailleurs que la demande en livres numériques est en train de se stabiliser. « Les ebooks ont leur place, nous en avons, et nous les vendons », précise-t-il, en se référant à l'accord passé avec Amazon en 2012. 

 

« La lecture numérique ne peut pas rivaliser avec les délices de la sensation tactile et l'odeur du papier, de même que le plaisir durable de posséder un bien précieux », ajoute-t-il. Pour l'heure, le partenariat avec Amazon semble convaincant, les ventes Kindle représentant toutefois une part négligeable dans le chiffre d'affaires de la société. 

 

Mais le grand patron trouve-t-il encore le temps de lire ? Et, avec toute cette activité, se souvient-il de son livre favori ? « Anna Karénine, de Tolstoï », répond-il sans hésitation. « C'est la plus belle histoire d'amour, déchirante, que j'ai lue quand j'étais adolescent – et je j'ai gardée durant des années... »

 

(via Daily Mail)