medias

Les livres de l'épouse du premier ministre chinois font un carton

Julien Helmlinger - 07.05.2014

Edition - Les maisons - Chine - Bestseller - Cheng Hong


En Chine, les épouses de politiques sortent de l'ombre. Tandis que les médias d'Etat mettent en avant la femme du premier ministre Li Keqiang, madame Cheng Heng, une collection d'oeuvres littéraires américaines de sa traduction serait devenue un véritable succès commercial. Publiée depuis l'an dernier, la Collection of Translated American Naturalist Literature s'accaparerait désormais les têtes de gondoles dans les librairies du pays.

 

 

Crédits : gouvernement chinois

 

 

La collection de littérature naturaliste regroupe 4 oeuvres américaines traduites en chinois par la femme du premier ministre. Selon les médias locaux, les « lecteurs respectueux et curieux se précipitent pour en acheter ». Si bien qu'au sein d'une librairie de la SDX Joint Publishing Company, les employés ont déclaré que la popularité de la publication était telle qu'il ne restait en stock plus qu'un seul exemplaire de Refuge : An Unnatural History of Family and Place.

 

Les trois autres titres traduits par la seconde dame du pays sont Wake Robin, The Outermost House, et The Singing WildernessDu côté de l'éditrice de la collection, Li Xuejun, qui connaît Cheng Heng depuis plus d'une décennie, on soutient que la position d'épouse du premier ministre, n'a pas été un facteur pris en compte dans les plans éditoriaux. On estime plutôt qu'elle constitue « une force diligente et parfaite dans la recherche universitaire ».

 

Une rédactrice en chef salue la précision de la traductrice, dans sa manière de retranscrire fidèlement les oeuvres originales, quand Li Xuejun confie : « Les noms des plantes et des oiseaux me sont complètement inconnus, même en chinois. Pourtant, elle (Cheng) consulte différents dictionnaires pour un seul mot. On voit rarement des chercheurs comme elle de nos jours. »

 

L'auteure à succès, professeure d'anglais et experte en littérature naturaliste américaine, qui a la réputation de rédiger lentement, aurait elle-même expliqué que « travailler des textes exige des efforts mesurés » ou encore que « la recherche universitaire mérite la perfection ». (via China.org)