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Les maisons du Big Six rechignent à fournir des ebooks aux bibliothèques

Julien Helmlinger - 25.02.2013

Edition - Bibliothèques - Bibliothèques - Edition - Prêt d'ebooks


La question du prêt de livres numériques dans les services bibliothécaires publics reste toujours en attente d'une solution qui permettrait de satisfaire la demande croissante émanant du public. Et ceci en raison notamment des réticences dont continuent de faire preuve les grandes maisons du Big Six de l'industrie de l'édition. Pourtant, les bibliothèques ne seraient pas avares en efforts pour développer leurs catalogues d'ebooks, comme le rappelle un article publié ce dimanche sur le site LowellSun.

 

 

Creative Commons (CC by 3.0) 

 

 

Déséquilibre entre l'offre et de la demande

 

La Thayer Memorial Library, de Lancaster, fait partie du consortium Central/Western Massachusetts Automated Resource Sharing Inc. (C/W MARS), qui fournit des services publics via OverDrive. Mais son directeur, Joseph J. Mulé, a déploré : « Nous ne pouvons satisfaire la demande. »

 

Si son institution serait en mesure de posséder sept licences de prêt pour un livre numérique, il estime qu'il lui en faudrait une centaine pour répondre aux attentes des usagers. Pour lui ce n'est ni un souci de financement ni de connaissances qui serait en cause, mais tout bonnement les difficultés rencontrées pour opérer une transaction avec les éditeurs. Selon Mulé, il devient impératif de trouver une solution permettant aux bibliothèques d'augmenter leurs catalogues tout en permettant aux éditeurs d'y gagner de l'argent.

 

Les maisons d'édition du Big Six : HarperCollins, Hachette Book Group, Macmillan, Penguin, Random House et Simon & Schuster, continuent toutes de commercialiser des livres en format papier, à destination des bibliothèques, mais la moitié d'entre-elles semble se détourner catégoriquement de la vente de livres numériques destinés au prêt. 

  

Si Random House et HarperCollins vendent des ebooks dans les établissements de prêt, et que Macmillian devrait s'y mettre ce vendredi, en excluant toutefois de fournir les consortiums, il n'en est pas de même pour les autres éditeurs. Ainsi, Penguin a cessé de fournir du numérique dans les bibliothèques en novembre 2011, tandis qu'Hachette Book Group comme Simon & Schuster semblent s'y refuser.

 

Même son de cloche du côté de Cynthia Laino, chargée de la coordination du catalogue numérique OverDrive pour le consortium C/W MARS, et qui a déclaré : « Malheureusement, nous ne pouvons pas répondre à une grande partie des besoins des usagers de la bibliothèque parce que nous ne pouvons pas obtenir les livres qu'ils recherchent. »

 

 

Antitrust contre cohérence des politiques entre éditeurs

 

Cynthia Laino regrette, quant à elle, le manque de cohérence entre les politiques des diverses maisons d'édition, et la complexité des contrats de licences. Les ebooks sous licence fournis par HarperCollins sont ainsi lisibles 26 fois avant de disparaître, alors que ceux de Random House possèdent une durée de vie illimitée mais reviendraient à trois fois plus chers qu'une version imprimée.

 

En même temps, en raison de la législation antitrust en vigueur, les éditeurs ne sont guère invités à se mettre au diapason. Le problème reste complexe.




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