Les mémoires de Laura Ingalls pour la première fois en librairies

Louis Mallié - 25.08.2014

Edition - International - Laura Ingalls - Petite maison dans la prairie - South Dakota Historical Press


Si on connaît particulièrement bien Laura Ingalls comme étant l'auteure de Litte House in the Prairie, on ignore généralement combien la richesse de sa vie alimenta son œuvre. C'est toutefois ce que permettront de découvrir ses mémoires, qui paraîtront pour la première fois sous le titre de Pioneer Girl... 80 ans après leur rédaction.

 

 

 

 

 

Née en 1867 dans le Wisconsin, Laura Ingalls avait commencé la rédaction de ses mémoires en 1930. Narrant, le passage de sa famille à travers le Kansas, le Wisconsin, le Minnesota ou encore l'Iowa, le livre n'avait pas su trouver d'éditeur à l'époque. C'est la raison pour laquelle l'écrivain avait finalement choisi de le retravailler, le transformant en plusieurs séries de livres jeunesse, dont les premiers opus furent Little House in the Big Woods, parus en 1932.  Suivit ensuite en 1933, Farmer Boy, roman tiré du récit de l'enfance de son marri, et en 1935 Little House in the Prairie. 

 

Au total elle écrivit ainsi 8 romans, dans 4 qui paraîtront après sa mort.  Enrichi de plus de 100 images incluant cartes et photos, l'ouvrage publié par la South Dakota Historical Society Press comportera de nombreuses notes réalisées par l'éditeur Pamela Smith Hill, déjà auteure d'une biographie de Laura Ingalls.  « Les fictions de Laura Ingalls, son autobiographie, et son enfance telle qu'elle l'a vécue, sont trois choses distinctes, mais elles sont toutes liées, et les lecteurs apprécieront de voir comment elles se reflètent les unes dans les autres. », explique Nancy Koupal, directrice de la maison. 

 

Pour autant, celle-ci précise que certains épisodes de la vie de l'auteure n'apparaissent pas dans l'œuvre de fiction. Et c'est ainsi que certains épisodes — plus tristes — de sa vie pourront être découvert en exclusivité dans son autobiographie — ainsi que quelques-uns, qui à l'inverse, sont heureux qu'elle ne le laissait croire croire : « En tant que romancière, Laura Ingalls a décrit certaines expériences comme étant plus tristes qu'elles ne l'étaient réellement ; par exemple nous savons que la famille Ingalls et la communauté de De Smet n'ont pas été aussi isolée durant l'hiver 1880-1881, que les lecteurs de The Long Winter pourrait le croire. »

 

De plus, le lecteur pourra découvrir de nombreuses anecdotes tirées de l'enfance de l'auteure… Lors d'un séjour avec sa famille dans la ville de Burr Oak, cette dernière aurait par exemple vu dans les années 30 un homme brûlé vif après avoir allumé un cigare alors qu'il était ivre...

 

Du reste, on pourra goûter sous une forme nouvelle au style de Laura Ingalls — style d'une écrivaine que Nancy Koupal qualifie comme possédant « un don pour les descriptions, et un véritable amour pour les paysages de campagne », recommandant notamment les descriptions qui suivent le premier voyage dans le Dakota, effectué en 1879.

 

Et c'est pourquoi l'éditrice considère la femme morte en 1957 comme une « figure cruciale de la littérature américaine. […] En tant qu'auteure, elle fait voir au lecteur ce qu'il y a d'extraordinaire et de précieux dans la vie quotidienne de chacun.  Cette qualité fait d'elle l'une des grande chroniqueuse de la saga des pionniers aux États-Unis. »(Via The Guardian)