Les millions de Harry Potter réinvestis dans l'universitaire et le numérique

Clément Solym - 20.05.2016

Edition - Economie - millions Harry Potter - investissement universitaire numérique - digital bibliothèques universitaires


La maison d’édition britannique qui a fait sortir Harry Potter de l’obscurité, Bloomsbury, s’apprête à vivre des changements radicaux. Avec les millions et millions accumulés au fil des années, Bloomsbury Publishing dispose de moyens financiers importants, et son prochain investissement le démontre amplement. En effet, la maison s’oriente vers le monde universitaire, le professionnel et le numérique...

 

Harry Potter Books - Bloomsbury

ActuaLitté, CC BY SA 2.0

 

 

Nigel Newton, le directeur général, explique : « C’est la poursuite réfléchie des acquisitions que nous avons faites au cours des années passées, grâce à l’appui de l’un des plus explosifs best-sellers de tous les temps. » 

 

Et en effet, plus de 100 millions £ ont été dépensées au cours des quinze dernières années, pour acheter des sociétés comme Methuen Drama et The Arden Shakespeare. Il a également déployé des licences dans le cadre de production pour le Globe Theatre ou encore la BBC Drama.

 

« Cela signifie que nous allons accélérer la croissance d'éléments comme Drama Online et The Churchill Archive, qui se vendent aux bibliothèques académiques à travers le monde. Ils sont plus rentables, plus durables, et représentent une valeur bien plus élevée, de 20.000 £ par an, contre des livres à 10 £ », poursuit Newton.

 

Ayant présenté ses résultats, on apprend que les ventes des ouvrages de Rowling ont connu une augmentation de 133 % au cours des douze derniers mois. Et ce, du fait de la sortie d’une édition illustrée de Harry Potter à l'école des sorciers, le premier tome de la saga. 

 

De nouvelles éditions illustrées devraient suivre, toujours avec des dessins de Jim Kay. 

 

Les bénéfices sont également en progression, de 8 % sur l’année, à 13 millions £ et le chiffre d’affaires augmente, au total de 11 %, pour s'arrêter à 123,7 millions £. 

 

La société a lancé son plan de conquête du monde, Bloomsbury 2020, qui vise un déplacement de ses forces vers l’édition numérique, en B2B, et un déploiement de ressources numériques scientifiques, en particulier pour les bibliothèques universitaires, donc. L’annonce d’une nouvelle organisation passe aussi par une nouvelle répartition : de quatre divisions, le groupe passe à deux entités. 

 

Dans tous les cas, le moteur de croissance que représente Harry Potter est toujours aussi important : avec une hausse du chiffre d’affaires de 57 % pour le domaine jeunesse et éducatif, Bloombury reste à l’abri, pour quelque temps encore...