Les mystérieuses archives de JG Ballard, enfin...

Clément Solym - 11.06.2010

Edition - Société - british - library - archives


Les archives du romancier JG Ballard, contenant des manuscrits, des lettres plusieurs cahiers et même des bulletins scolaires appartiennent désormais à la British Library, mais ne seront pleinement accessibles qu'à compter de l'été 2011, précise Jamie Andrews, le directeur de la section des manuscrits littéraires modernes.

C'est que JG Ballard, en matière de science-fiction et de littérature, ce n'est pas tout à fait n'importe quoi. D'autant moins qu'au cours d'une interview, en 82, quand on lui avait demandé ce qu'il adviendrait de ses archives après sa mort, survenue voilà un peu plus d'un an maintenant, Ballard avait clairement répondu : « Il n'y a pas d'archives de Ballard. »

Aujourd'hui, ce grand mystère tient dans quinze boîtes volumineuses, de quoi apporter sur cet écrivain anglais majeur du XXe siècle, un regard complètement neuf. Et l'on doit à ses filles, Fay et Bea, d'avoir révélé cette somme d'informations au public. Lui-même souhaitait que la BL conservât son oeuvre, avec quelques doutes tout de même, se souvient Fay. « Il était très modeste sur ce sujet. Nous avions eu plusieurs conversations concernant ses archives, et il demandait : 'Pensez-vous réellement que cela va les intéresser ?'. »

Une page du livre semi-autobiographique Empire du soleil, qui a été adapté au cinéma par Steven Spielberg, relatant son expérience dans un camp japonais

Et comment : Jamie, le directeur donc, en trépigne déjà de bonheur : « Il se considérait comme une sorte de journaliste d'investigation, ce que ses carnets démontrent. Il avait une foule d'idées pour des romans et des nouvelles. On trouve même une rubrique “sujets qui m'intéresse » dedans. » Le tout avec des sections en fonction des thématiques et un classement incroyable.

Et évidemment, les annotations, les corrections, les modifications, toutes ces choses : Ballard a toujours écrit à la main et corrigé, modifié de la même manière. « Nous espérons que le public viendra et découvrira ces manuscrits, ces lettres, et tout cela, tout en sachant que la British Library en assume la responsabilité à perpétuité », concluent les deux filles.

Manifestement, ils ont même l'intention d'en prendre bien soin...