Les nouvelles de romance induisent les femmes en erreur

Clément Solym - 02.08.2011

Edition - Société - romance - harlequin - femmes


Les romans de fiction à l'eau de rose, souvent best-sellers, qui dépeignent des scènes parfois violentes comme le kidnaping, tendent un influer de manière dangeureuse sur les désirs sexuels des femmes.

C'est ce qui ressort d'un récent article du Journal of Family Planning and Reproductive Health Care relevé par le Time.

Une thérapeute citée par le prestigieux hebdomadaire se dit ainsi surprise par le nombre de fictions romantiques qui parsèment les publications diffusées dans les hôpitaux et les salles de thérapie. La romance continuerait donc de résonner profondémment dans le coeur des femmes de la société contemporaine alors même que les droits des femmes restent au centre des revendications et débats.

Alors qu'Harlequin vend plus de 4 livres par seconde (!) dans le monde, le chiffre d'affaires pour la littérature à l'eau de rose est de plus de 1 milliard de dollars par an aux Etats-Unis.


Des chiffres étonnant quand ces livres continuent, pour leur grande majorité, de donner une image de la femme faible, soumise aux volontés des hommes, presque "kidnapée" et heureuse de l'être.

Mais ce n'est pas tout. L'étude pointe, d'un point de vue pratique, la promotion des rapports non protégés au travers de ces ouvrages, qui, 9 fois sur 10, ne mentionnent jamais le préservatif malgré les ébats récurrents des personnages. Pas glamour, le plastique ?

Sans parler des hommes toujours beaux et musclés à outrance, des grossesses faciles, bref, d'une vision de la vie complètement déformée.

Mais alors faut-il brûler tous les livres de romance ? Pas tout à fait, selon l'étude, car ces ouvrages poussent malgré tout les femmes à davantage d'aventures et d'expérimentation avec leur(s) partenaire(s), ce qui serait (enfin ?) une bonne chose.

Sortir du rêve pour aller à la réalité, soit. Mais il est de notoriété (notre actualitté) que la romance est aussi addictive pour les femmes que le porno (fidèle à la réalité, comme chacun sait) l'est pour les hommes.
Alors plus de romance pour ces dames, plus de porno les hommes. Et vive la parité.

(via Time)