Les parents russes et leurs enfants face à la révolution numérique

Clément Solym - 02.10.2012

Edition - International - Enquête - Russie - Education


Une enquête russe, intitulée The Digital Parenting Russia et publiée en mai 2012, s'est intéressée à la manière dont les parents russes appréhendent les perspectives offertes par le contenu numérique. Sont passées à la loupe leurs habitudes de consommation ainsi que leur perception des impacts des nouvelles technologies sur l'éducation de leurs enfants, sur leur développement, les compétences sociales et les relations familiales.

 

 

Selon le rapport d'Anketki Research, il est de coutume dans le pays pour les parents de lire des livres imprimés avec leurs jeunes enfants. Toutefois, la tendance faiblit lorsque les enfants prennent de l'âge, cédant au profit de l'accroissement du rôle des nouvelles chaînes de médias.

 

Les chiffres indiquent que 90 % des parents partagent des lectures d'imprimés avec leur progéniture âgée entre 4 et 6 ans. La proportion est ensuite réduite à 50 % pour ce qui concerne les jeunes de 16 à 18 ans. Les membres du panel lisent a contrario moins de livres numériques avec les enfants en bas âge qu'avec les adolescents.

 

L'enquête a passé en revue la perception des impacts inhérents aux médias numériques, sur le développement de la jeunesse. Ainsi, 8 % des pères de famille déclarent accorder un effet positif aux ebooks, et 9 % de ces messieurs en pensent de même pour les applications mobiles. Les mamans seraient  quant à elles 14 % à trouver un intérêt ludique dans les jeux éducatifs dédiés à l'apprentissage des langues...

 

Près de 90 % des enfants seraient équipés de téléphones mobiles, et 80 % disposeraient d'un ordinateur. Parmi les adolescents, âgés entre 16 et 18 ans, 14 % seraient munis d'une tablette.

 

Considérant qu'à l'horizon de 2014 la pénétration du réseau internet sur le territoire russe devrait toucher 70 % de la population, les perspectives de croissance du marché des produits dédiés à la jeunesse sont estimées à 30 %. Les développeurs d'applications et les distributeurs de livres numériques compteront alors une cible potentielle de 30 millions d'enfants.