Les publications pour jeunes filles célibataires n'ont plus la cote

Clément Solym - 29.09.2011

Edition - Société - chick - lit - littérature


Vous avez certainement déjà eu entre les mains un de ces livres spécialement étudiés pour plaire aux jeunes femmes. On y parle surtout des mecs, des copines ou encore des horribles dilemmes du shopping. Autrement appelé également chick lit, ce style de publication à la couverture rose et brillante commence à voir ses ventes reculer aux Etats-Unis.

Né dans les années 90, avec le livre de Candace Bushnell, Sex and the City, cette littérature a connu ses riches heures avec le très populaire Journal de Bridget Jones signé par l’Anglaise Helen Fielding. Au départ publié sous forme de nouvelles dans les journaux, le livre eut, par la suite un immense succès dans le monde entier. Un courant littéraire était né : la narration à la première personne des drames existentiels d’une jeune femme célibataire avec une fin en forme de happy-end.


Et de multiples auteurs allaient s’engouffrer à la suite de ce succès.... A commencer par Helen Fielding elle-même, qui publia une suite en 1999 : Bridget Jones : L'Âge de raison. On peut encore citer, dans la même veine, Confessions d’une accro du shopping, de Sophie Kinsella. Le titre est suffisamment parlant en lui-même sans qu’il n’ait besoin de le commenter cette série…

Et les lectrices qui ont suivi avec attention les intrépides aventures de Rebecca Bloomwood n’ont pu passer à côté du Diable s'habille en Prada de Lauren Weisberger sorti en 2003. Voilà, mais toutes les bonnes choses ont une fin…Après avoir connu le succès dans différentes adaptations cinématographique, ce genre est en crise.

Ayant absorbé tant de confessions hilarantes, les jeunes femmes se sont lassées des hésitations entre de très bons partis masculins voire entre différentes paires d’escarpins… Et, selon le Daily Mail, qui est allé à la rencontre d’un éditeur spécialisé dans ce secteur, les ventes sont en chute libre.

Plusieurs explications sont avancées. Bien sûr, la lassitude des lectrices qui en ont assez de voir leurs héroïnes préférées finirent par se ranger aux bras d’un beau et riche jeune homme tout en accumulant les promotions dans des métiers qui font toujours rêver.

L’explication la plus prosaïque reste cependant celle de l’économie. Avec la crise, les jeunes femmes achètent moins de livres. Ces publications qu’elles feuilletaient essentiellement en supermarché ne se retrouvent plus dans le caddie à la fin des courses. Après la folie du shopping, il fallait bien se calmer un peu !