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Les puces RFID en bibliothèques font de nouveaux adeptes

Clément Solym - 09.08.2012

Edition - Bibliothèques - RFID - bibliothèque - prêt


La technologie RFID (Radio Frequency IDentification), adoptée pour le prêt en bibliothèque, continue de trouver des adeptes après son lancement à Paris en 2008. Bien que son efficacité ait été alors largement remise en doute à l'époque par les bibliothécaires parisiens (notre actualitté), la puce électronique permettant de faciliter le prêt, l'inventaire et la gestion des ouvrages, semblerait connaître de meilleurs auspices.



 

 

Les puces électroniques RFID sont une méthode pour mémoriser et récupérer des données à distance en utilisant des marqueurs appelés « radio-étiquettes » que l'on applique sur les ouvrages dans le cadre des bibliothèques. Mais la révolution annoncée par cette nouvelle technologie en avait finalement déçu plus d'un, tant le système semblait gêner la gestion des ouvrages plus que de la faciliter, arrivant à un moment de crise où tous les fonctionnaires n'étaient pas forcément remplacés. Vue d'un mauvais œil, perçue comme un moyen de prendre le pas sur le personnel, la RFID en bibliothèque a connue des heures sombres.

 

Pourtant, le concept est aujourd'hui de plus en plus intégré à la société et semble bien fonctionner. En temps qu'usager de la bibliothèque Marguerite Yourcenar dans le 15e, à Paris, les bornes de prêt automatisé ne présentent pas de dysfonctionnements majeurs à ce jour et les modalités restent très simple : présenter sa carte d'abonné puis son livre dans le carré indiqué, l'ouvrage est immédiatement scanné et ajouté à votre carte, avec une possibilité d'annulation. Fini les longues files d'attentes. Evidemment, un contact avec le personnel se perd lors de l'opération mécanique, mais ceux-ci restent toujours présents (et normalement davantage) pour une quelconque demande d'information.

 

Alors, où en est désormais la RFID ?

 

Plus vraiment de nouvelles de la technologie « moderne » si avancée sur les sites qui débattaient alors de son efficacité. Néanmoins, on remarque qu'elle continue d'être choisie :

 

  • à partir de la rentrée de septembre, les entrées et les sorties de documents, à la bibliothèque de Saint-Omer, seront confiées à ce système de puces électroniques.
  • la récente rénovation de la Bibliothèque Universitaire de Droit-Lettres, sur Saint-Martin-d'Hères, mène une petite avancée technologique : « une puce RFID a été implantée dans tous les ouvrages, permettant ainsi de simplifier les opérations de prêt ».