Les Québécois préfèrent toujours les livres papier au numérique

Cécile Mazin - 19.11.2014

Edition - International - Québec livre - numérique lecture - usages habitudes clients


La Banque de titres de langue française au Québec, vient de publier une étude sur les habitudes de lecture et d'achat des clients québécois. Intentions d'achat de livres numériques, montre comment cohabitent les livres papier et ebook. Et la conclusion est simple : si le second progresse dans les ventes, les premiers restent largement plébiscités du public.

 

Ebook readers

Joanna Penn, CC BY 2.0

 

 

La BTLF, qui réunit les données liées aux ventes de livres chaque semaine, propose plusieurs éléments pour comprendre le portrait de l'acheteur de livres numériques québécois. Pour 22 % d'entre eux, le français n'est pas la langue maternelle, à 17 % ils vivent dans la région de Montréal et il s'agit soit d'un étudiant, soit d'un professionnel – respectivement 23 % et 19 %. 

 

En outre, le lecteur numérique serait diplômé d'une université, et disposerait d'un salaire annuel de 100.000 $ annuels. Et pour ses achats 13,50 $ CA en moyenne par ouvrage, avec une spécificité : il lit autant des ebooks français qu'anglais. Reste que les ouvrages en français sont plus achetés, à 43 %, contre 33 % pour les ouvrages anglais – une hausse de 4 points pour les premiers et un recul de 1 point, pour les seconds.

 

On passe cependant à plus d'un quart de la population qui a lu en numérique, en l'espace de deux ans, mais 14 % seulement des Québécois sont passés à l'achat, contre 11 % en 2012. Des achats qui s'effectuent sur Amazon, pour 1 Québécois sur cinq, bien que le duopole Apple/Amazon soit aujourd'hui concurrencé par Archambault et Kobo. 

 

Tout cela augmente, donc, mais 65 % des clients achètent toujours en papier, un chiffre qui n'a pas bougé en deux ans. C'est aussi que 50 % des Québécois n'aiment pas les supports numériques, raison pour laquelle 47 % d'entre eux n'ont pas l'intention d'acheter d'ebooks dans les prochains temps – et principalement parce qu'ils ne disposent pas d'appareil de lecture dédié. Un chiffre en recul, puisqu'ils étaient 62 % voilà deux ans. 

 

Pourtant, le nombre de tablettes sur le territoire est passé de 23 % à 50 % en l'espace de deux ans, de même que le lecteur ebook, qui passe de 7 % à 13 % sur la même période. Or, si 25 % des gens n'utilisent ni l'un ni l'autre des appareils, ils étaient 45 % en 2012. 

 

Chose amusante : 1 % de la population ignore qu'il existe des ouvrages en format numérique. 

 

L'étude est disponible à cette adresse