Les régions se mobilisent pour les manuels scolaires des lycéens

Clément Solym - 05.10.2010

Edition - Société - livres - seconde - réforme


La réforme de la classe de seconde fixée tardivement en 2010 a, pour les lycéens, de multiples conséquences. Si certains manuels n’étaient pas encore disponibles à la rentrée, cette réforme engendre également mécaniquement une hausse de la facture à payer pour les livres.

Les élèves de première qui souhaiteraient revendre leurs livres de seconde ne peuvent plus le faire, ces derniers étant devenus obsolètes du fait de la réforme. C’est pour faire face à cette hausse du coût de la rentrée pour les lycéens que de nombreux conseils régionaux ont étudié les possibilités de soutenir l’effort financier des familles.

Mais les conseils régionaux, très majoritairement à gauche, reprochent surtout au gouvernement une réforme trop rapidement mise en place pour être intégrée et pensée dans le budget 2010 des conseils régionaux. Résultat, il faut chercher des solutions en optant pour différents redéploiement de crédits déjà votés.


C’est à ce titre que le conseil régional d’Ile-de-France au pu dégager 10 millions d’euros pour éponger une part du surcoût engendré par les changements de programme au sein de la classe de seconde. Ce redéploiement de crédits permet de couvrir la moitié du surcoût généré par la réforme.

Si plusieurs régions avaient demandé à l’Etat d’intervenir pour aider au financement des manuels, ce dernier s’était contenté de rappeler qu’aucune obligation légale n’impose la gratuité des manuels scolaires au lycée…

De son côté, la région Auvergne a mis en place une aide particulière de 60 € attribuée à chaque famille d’un élève entrant en classe de première. Cette somme est destinée à amortir l’impossibilité pour ces élèves de revendre leurs livres de seconde.