Les Rencontres de la Traduction du Salon du livre de Paris annulées

Nicolas Gary - 29.01.2014

Edition - Société - Rencontres de la traduction - traducteurs - Reed Expo


Information ActuaLitté : Tout n'est jamais blanc ni noir, mais pour le coup, l'édition 2014 du Salon du livre de Paris sera tout à la fois « une année blanche », concernant les Rencontres de la traduction, et marquée d'une pierre noire, du fait de l'annulation des deux journées originellement prévues.

 

 

Salon du Livre de Paris 2013 : affluence

ActuaLitté, CC BY SA 2.0

 

 

Ce matin, ActuaLitté faisait état de la décision de l'Association des traducteurs littéraires de France (ATLF) et la Société française des traducteurs (SFT), qui « ont décidé de ne pas participer » aux deux journées prévues les 22 et 23 mars. Avançant que les organisateurs du Salon avaient choisi de faire payer les participants à ces deux jours, les organisations préféraient ne pas y prendre part. 

 

Laurence Kiéfé, présidente de l'ATLF, soulignait la volonté des organisateurs du Salon « de vouloir rentabiliser le succès des précédentes journées. Comment expliquer au Conseil d'administration de l'ATLF, qu'il allait falloir payer pour assister à ces deux journées, alors même que l'ATLF les organise ? » C'est que, dans la chaîne éditoriale « nous ne sommes pas les plus dorés : si la reconnaissance symbolique est meilleure, économiquement et financièrement, c'est de plus en plus difficile pour les traducteurs ».

 

Contacté par ActuaLitté, Reed Expo, en accord avec le Syndicat national de l'édition, a choisi d'annuler ces deux rendez-vous. « Il n'est décemment pas possible de maintenir ces deux journées en l'absence des organisations représentant les traducteurs. Nous regrettons bien entendu de n'être pas parvenu à trouver un accord avec l'ATLF et la SFT », nous explique le commissaire général, Bertrand Morisset.

 

« Depuis 2011, et durant trois années, nous avons donné une voix aux traducteurs, qui n'en avaient plus au Salon du Livre. À l'initiative de Reed et du SNE, cette journée avait été créée, et le Salon en assurait la réalisation, dans un financement paritaire avec le Centre national du livre. C'est ainsi que les journées des éditions précédentes ont pu se tenir. »

 

Cette année, se défend le Salon, devait donner l'occasion d'une montée en puissance du rendez-vous, avec deux journées pleinement consacrées aux différentes problématiques. « Nous pouvions organiser bien plus de tables rondes en deux journées qu'en une seule, et aborder de nombreux sujets, comme la traduction de bandes dessinées, les relations internationales, ou la place de la traduction dans les oeuvres audiovisuelles. »

 

« Le Salon ne vit pas de subsides publics : nous avons engagé en trois ans plus de 30.000 € dans cette journée, et nous souhaitions, cette année, parvenir à un équilibre financier. » 

 

Nous reviendrons plus en détail dans un prochain article sur cette information.