Rentrée littéraire : La fashion week des libraires

Les revenus et la base d'usagers Kobo à la hausse en 2013

Julien Helmlinger - 18.02.2014

Edition - Economie - Kobo - Economie - Bilan 2013


En novembre 2011, Rakuten faisait l'acquisition de la libraire numérique Kobo et sa gamme de lecteurs ebook, pour 315 millions $. Un bon investissement, d'après les résultats de l'ensemble de ses filiales, publiés à la suite du rendez-vous annuel des actionnaires qui se tenait vendredi dernier. Selon la société mère japonaise, moins avare en chiffres qu'Amazon, les contenus Kobo auraient vu leurs revenus en progression de 44 % au quatrième trimestre, par rapport à 2012.

 

 

Hiroshi Mikitani at the 37th G8 Summit in Deauville

Hiroshi Mikitani, PDG de Rakuten, en 2011 (Guillaume Paumier, CC BY 2.0)

 

 

Si les résultats financiers annuels affichés par l'e-commerçant japonais ne seraient pas aussi impressionnants que ceux révélés une année en arrière, en revanche, l'adoption de la gamme Kobo par les usagers montrerait les signes d'une croissance stable. Comme annoncé précédemment, et donnée désormais confirmée par le bilan 2013, plus de 18 millions d'utilisateurs auraient adopté la gamme, contre 12 millions à la fin de 2012.

 

Le chiffre d'affaires sur l'ensemble des filiales du conglomérat Rakuten aurait quant à lui augmenté de 29,5 % par rapport à l'année précédente. 

 

Les différents chiffres ont été présentés aux actionnaires par Hiroshi Mikitani lui-même, le PDG de la société japonaise, propriétaire de Kobo, Priceminister, ou encore Viber, acquis dernièrement. Il a tout d'abord rappelé que, depuis le 4 février dernier, le nouveau PDG de Kobo est un homme qui occupait autrefois son poste, Takahito Aiki, un spécialiste du redressement d'entreprise.

 

Ce dernier remplace Michael Serbinis, après sa démission, qui devient vice-président et reste bien entendu fondateur de la société basée à Toronto.

 

Selon le communiqué de presse de Rakuten, si la nomination s'est portée sur Takahito Aiki, ce serait notamment en raison de sa performance à la tête de la filiale de télécommunications Fusion Inc. A peine acquise par Rakuten, cette dernière était un gouffre financier, mais quand Aiki l'aura laissée, elle générait plus d'un demi-milliard de yens annuel en résultat d'exploitation.