medias

Les romancières australiennes jonglent entre polar et fantastique

- 05.04.2013

Edition - International - vampire - polar - fantastique


Depuis quelques années, le polar s'est départi d'une image trop restreinte. Celle d'un genre acheté au kilomètre avec la vilaine étiquette de « roman de gare », le petit poche acheté pour être lu le temps d'un voyage et aussi vite oublié. Si on parle davantage de roman noir comme pour effacer une image trop populaire, les métamorphoses vont plus loin que le règne des auteurs venus du froid. En Australie, on n'hésite plus à mêler régulièrement le surnaturel, qui connaît un retour en grâce, au genre noir.

 


 

Autre genre, le fantastique fait de plus en plus appel aux recettes des codes du polar. Et pousse des auteurs à se rapprocher toujours plus des canevas policiers. C'est le cas en Australie où le cercle littéraire des Sœurs du crime de Melbourne s'intéresse à ces auteures qui pimentent leurs univers imaginaires avec l'odeur de la poudre noire. Un vrai phénomène notable que les frangines étudieront lors d'une table-ronde « de la fantasy au crime avec des griffes », le 12 avril.

 

L'époque étant friande de vampires, des romancières comme Narrelle Harris ont associé des genres qu'elles traitaient distinctement pour offrir un théâtre urbain sombre, glacé, typique du policier américain pour leurs suceurs de sang. Avec la plus-value fantastique de leurs univers, les auteurs proposent des scènes de crimes plus macabres, et dans le même temps, gagnent en réalisme à détailler des villes existantes telles que nous les connaissons.

 

Alison Goodman, qui aime à mélanger les genres cite volontiers Joss Whedon, et Buffy pour avoir compilé dans sa série des ingrédients du genre policier, fantastique et de la comédie. Un mélange « solide et qui va en se développant ». Une tendance particulièrement prisée de l'industrie du divertissement – cinéma, jeux de rôles, jeux vidéo - qui réexploite les icônes gothiques du roman du XIXe siècle avec les ressorts sociaux du cyber-punk moderne.