Les roses de la nuit : la vengeance devient mortelle avec Arnaldur Indridason

Clément Solym - 30.08.2019

Edition - Les maisons - Arnaldur Indridason - roses nuit - victime vengeance mort


AVANT-PARUTION – Pour son prochain roman, le maître islandais du polar Arnaldur Indridason nous emportera dans une histoire de victimes et de vengeance. Elle est condamnée, il l’aime, elle l’entraîne dans une vendetta mortelle. 



À la sortie d’un bal, un couple pressé se réfugie dans le vieux cimetière, mais au cours de leurs ébats la jeune femme voit un cadavre sur une tombe et aperçoit une silhouette qui s’éloigne. Elle appelle la police tandis que son compagnon, lui, file en vitesse.

Le commissaire Erlendur et son adjoint Sigurdur Oli arrivent sur les lieux pour découvrir la très jeune morte abandonnée sur la tombe fleurie d’un grand homme politique originaire des fjords de l’Ouest. 

La victime a 16 ans, personne ne la connaît, elle se droguait. Erlendur questionne sa fille Eva Lind, qui connaît bien les milieux de la drogue pour en dépendre. Elle lui fournit des informations précieuses et gênantes à entendre pour un père. Il s’intéresse aussi à la tombe du héros national et va dans les fjords de l’Ouest où il découvre une amitié enfantine et une situation sociale alarmante. La vente des droits de pêche a créé un grand chômage et une émigration intérieure massive vers Reykjavík. 

Le parrain de la drogue, vieux rocker américanisé et proxénète, est enlevé au moment où la police révèle ses relations avec un promoteur immobilier amateur de très jeunes femmes. 

Avec son duo d’enquêteur emblématique et classique, Erlendur, le râleur amoureux de l’Islande, et Sigurdur Oli, le jeune policier formé aux États-Unis, Indridason construit ses personnages et nous révèle leur passé, tout en développant une enquête impeccable dans laquelle on perçoit déjà ce qui fait l’originalité de ses romans : une grande tendresse pour ses personnages et une économie de l’intrigue exceptionnelle. 

Et pour la petite histoire, ce polar avait été écrit juste avant La Cité des jarres, qui propulsa littéralement Indridason en Islande, marquant au passage le roman noir comme une littérature pleine et entière.

[à paraître 2/10] Arnaldur Indridason, trad. Éric Boury – Les roses de la nuit – Métailé – 9791022608862 – 21 €

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