Les sénateurs pressés d'adopter la loi livre et lecture en Italie

Nicolas Gary - 30.07.2019

Edition - International - Loi livre lecture - Italie législation édition - libraires éditeurs


Le monde, en période estivale, tourne au ralenti, mais les urgences sociétales ne sauraient s’en accommoder. Trois organisations italiennes, d’éditeurs indépendants et de libraires, ont écrit aux sénateurs. Alors que le parlement a adopté en première lecture la loi sur le livre et la lecture ce 16 juillet, il faut structurer la procédure côté Sénat.

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ActuaLitté, CC BY SA 2.0 (photo d'illustration)


Le SIL (Sindacato Italiano Librai Confesercenti), l’Ali Confcommercio (Associazione Librai Italiani) et l’ADEI (Associazione degli Editori Indipendenti Italiani), cosginent une lettre ouverte faisant état de l’urgence. La disposition, attendue depuis longtemps dans le monde du livre, a été adoptée le 16 juillet, avec une large unanimité, presque inattendue, rappellent les signataires.

Par cette loi, le gouvernement s’engage dans un plan triennal en faveur de la promotion de la lecture, renforçant ou instaurant des pactes territoriaux. 

Au menu, une carte pour l’achat de livres, adressée aux familles les plus défavorisées, l’allocation d’un fonds pour la formation de bibliothécaires scolaires. Mais également la création d’un label de qualité pour les librairies, et une hausse du crédit d’impôt en leur faveur. Une mesure complétant celle déjà prise en 2017, à la hauteur de 4 millions €.

L’autre volet, plus économique, c’est la limitation de la remise consentie au public, plafonnée à 5 %, contre 15 % aujourd’hui. « L’Italie s’aligne enfin sur ce que la France et l’Allemagne ont réalisé de longue date, avec d’excellents résultats », estiment les présidents Cristina Giussani (SIL), Paolo Ambrosini (ALI) et Marco Zapparoli (ADEI).

Or, c’est là que le bât blesse pour l’Associazione italiana editori : cette remise sanctionnée n’arrange pas les grands groupes, qui possèdent leurs propres chaînes de librairies. Et pour le président de l’AIE, la législation ne ferait que prendre de l’argent dans les poches des Italiens.

Sauf qu’entre 2011 et 2016, 2038 librairies et papeteries ont fermé, entraînant la disparition de plus de 4000 emplois. Et pour la seule année 2016, plus de 13 millions d’Italiens se retrouvaient sans librairie dans leur propre ville, selon les données de l’Istat.

L’adoption de la loi, croient les signataires, permettra de faire avancer les choses, et de voir la place de la lecture évoluer en Italie.


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