Les suggestions de lectures de l'écrivain Mark Twain

Julien Helmlinger - 12.02.2014

Edition - International - Mark Twain - Suggestions de lectures - Littérature


Mark Twain soutenait qu'un classique était « quelque chose que tout le monde voudrait avoir lu mais que personne ne voulait lire ». En janvier 1887, il signait comme à son habitude de son vrai nom, S.L. Clemens, une lettre adressée au révérend Charles D. Crane, pasteur méthodiste dans le Maine. Par ce courrier, l'écrivain natif du Missouri listait à l'homme de foi quelques suggestions de lectures, et sans oublier ses classiques.

 

 

 Un avis éclairé (photo prise dans le labo de Tesla)

CC by SA 2.0, par Recuerdos de Pandora

 

 

La missive (à parcourir en détail) de Mark Twain, visiblement écrite à la hâte, répondait à une précédente requête du révérend, en quête de prescription littéraire, mais cette dernière n'aurait pas été conservée. L'homme de lettres lui répondit en trois temps, lui dressant ses listes en fonction que les lectures se destinaient aux jeunes garçons, aux filles ou aux adultes.

 

A ces jeunes garçons, Mark Twain conseilla alors la lecture de Thomas Macaulay, de Plutarque, des Mémoires de Ulysses S. Grant, du Robinson Crusoé de Defoe, ou encore des Mille et une nuits, sans oublier Les voyages de Gulliver par Jonathan Swift.

 

Pour adapter la liste aux jeunes filles, Mark Twain suggéra simplement de remplacer Robinson Crusoé par l'oeuvre de Lord Tennyson, et de laisser le reste tel quel. Concernant les conseils de lectures destinées à un public adulte, comme les deux correspondants, l'Américain répondit partiellement en assurant qu'il compléterait sa sélection ultérieurement.

 

L'écrivain mentionna alors Shakespeare, Robert Browning, L'Histoire de la Révolution française par Thomas Carlyle, King Arthur par Sir Thomas Malory, Francis Parkman, à nouveau les Mille et une nuits, La vie de Samuel Johnson par Boswell, le Platon de Benjamin Jowett...

 

Sans oublier de lister B.B., un dernier titre qu'il aurait composé lui-même quelques années auparavant, « non pour publication mais juste pour moi-même ».