"Les terroristes se sont attaqués avec barbarie" à nos valeurs (Pellerin)

Clément Solym - 15.11.2015

Edition - Société - Fleur Pellerin - attentats Paris - établissements culturels


Alors que le président de la République recevait les représentants du Parlement et des différents partis politiques, la ministre de la Culture réunissait les dirigeants des établissements culturels ce 15 novembre. Une rencontre extraordinaire qui fait évidemment suite aux mesures de fermetures, prises après les attentats survenus dans la nuit au 13 au 14 novembre dernier.

 

 

 

Au cours du 14 novembre, le ministère de la Culture avait fait fermer les établissements publics culturels franciliens. Un mouvement reconduit pour ce 15 novembre, qui découlait des recommandations portées par la Préfecture de police. Les organisateurs de manifestations avaient également été enjoints à redoubler de prudence, s’ils décidaient de ne pas différer leur événement. 

 

En milieu de journée, les dirigeants des musées, bibliothèques, conservatoires, écoles d’architecture et autres sites accessibles au public se sont retrouvés avec Fleur Pellerin. La ministre a répété « avec force et solennité que, dans les moments tragiques que traverse la France, la culture est plus que jamais ce lieu symbolique de découverte de soi et des autres, de rassemblement, d’échange ».

 

Ainsi, en accord avec les dirigeants des établissements de rouvrir à partir de 13 h, le 16 novembre. Ce retour à une vie normale interviendra « après la tenue le matin même d’un comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) exceptionnel, et après la minute de silence », a indiqué la ministre. 

 

Elle souligne cependant que le plan Vigipirate était placé à son niveau maximum et que la rue de Valois « accompagnerait les établissements au cas par cas dans l’adaptation de leur dispositif de sécurité ». Elle a également fournis des consignes de sécurités aux dirigeants des lieux.

 

L’ensemble des personnels du ministère a par ailleurs reçu un courrier de Fleur Pellerin. « En frappant le Bataclan, un établissement culturel, son personnel, les artistes qui s’y produisaient et leur public, ainsi que ses riverains, c’est à notre vivre ensemble et à nos valeurs républicaines que les terroristes se sont attaqués avec barbarie », y indique la ministre. 

 

Si le choix de fermer les établissements culturels les 14 et 15 novembre était motivé par des raisons de sécurité tant pour les personnels que le public, la réouverture tient donc de l’acte de résistance. « Oui, nous sommes en guerre », a après tout affirmé le Premier ministre, Manuel Valls. « Nous gagnerons cette guerre », a-t-il d'ailleurs assuré.