Les titres originaux de grands romans à succès du XXe siècle

Joséphine Leroy - 15.06.2016

Edition - International - romans titres best-sellers - livres infographie - Orwell Hitler Tolstoï


Demain est un autre jour, Quatre ans et demi de combat contre les mensonges, l'ignorance et la lâcheté ou encore Le dernier homme en Europe. Si ces titres semblent totalement inconnus, c’est parce que ce sont les titres originaux des œuvres américaines (ou autres) les plus populaires du XXe siècle. L’infographie ci-dessous dévoile une partie de l'histoire de ces livres qui ont marqué leur siècle. 

 

Books

(Curtis Perry / CC BY-NC-SA 2.0)

 

 

Derrière un chef d’œuvre ou un best-seller se cachent toujours des brouillons, essais ou autres expérimentations. En une infographie, le lecteur voit combien le titre d’un livre change en notre perception.

 

Ainsi, Gatsby le magnifique, de F. Scott Fitzgerald était à l’origine intitulé Trimalchio in West Egg (que l’on pourrait traduire par Le festin de Trimalcion). Il paraîtrait que la référence du livre avait paru trop obscure à l’éditeur de l’auteur, Trimalchion étant un des personnages principaux du Satyricon de Pétrone. Si Fitzgerald en a gardé une citation, qu’il a insérée dans le livre, il a accepté de changer le titre. 

 

Four and Half Years of Struggle Against Lies, Stupidity and Cowardice, soit Quatre ans et demi de combat contre les mensonges, l’ignorance et la lâcheté : qui a bien pu utiliser un ton aussi agressif ? C’est Hitler qui, en 1925, a du écouter son éditeur qui lui suggérait un titre plus court et plus accrocheur. Comme on le sait, Hitler écoutera son éditeur, à défaut d’écouter sa raison. 

 

Avant d’opter pour 1984, George Orwell a aussi tâtonné. The Last Man in Europe (ou Le dernier homme en Europe), censé être le titre du roman, décrivait en réalité les tumultes de l’écrivain lui-même. Orwell se sentait si seul en écrivain le roman qu’il l’a d’abord intitulé ainsi. Il vivait à l’époque sur l’île écossaise du Jura. 

 

Tout est bien qui finit bien ou Guerre et paix ? Tolstoï a finalement choisi la deuxième solution après avoir ajouter plus de guerres dans le fil du récit (la guerre de Crimée ou la Campagne de Russie de Napoléon). Guerre et paix convenait donc davantage. 

 

Et pourquoi donc Autant en emporte le vent plutôt que Demain est un autre jour ? Le roman se termine sur ces mots, mais Margaret Mitchell leur a préféré la troisième strophe du poème d’Ernest Dowson, Non Sum Qualis Eram Bonae sub Regno Cynarae. 

 

 

 

(via Jonkers