Les titres phares de la rentrée littéraire proposés en braille

Victor De Sepausy - 07.11.2016

Edition - Société - rentré - littéraire - braille


En 1989 la chercheuse Monique Truquet a fondé dans l’université Paul-Sabatier de Toulouse une petite association pour œuvrer à la traduction d’œuvres et de documents en braille. Le Centre de transcription et d’édition en braille (CTEB) vient enrichir cette année son catalogue comptant déjà 1300 titres par quelques-uns des best-sellers de la rentrée littéraire 2016, rapporte Culturebox.

 

(Crédits photos : CC BY 2.0 - langfordw)

 

Parmi les 560 ouvrages parus, quelques titres vont avoir droit à ce traitement de choix. L’association arrive à proposer 80 nouveautés par an à ses lecteurs. Pour arriver à faire une opération viable financièrement, il faut au moins vendre dix exemplaires du livre traduit car le coût de traduction s’élève rapidement à 450 €.

 

Si la France compte 1,7 million de personnes atteintes d’un handicap visuel, il n’y en a que quelques milliers parmi elles qui maîtrisent et utilisent l’écriture braille. Grâce à l’appui financier de subventions, la petite association vient apporter un véritable plus à ceux qui ne voient pas mais qui sont des amoureux de la lecture.

 

Chaque année, le nombre de nouveautés traduites en braille augmente. Toutefois, d’un point de vue global, l’offre en braille reste marginale, puisqu’elle ne représente que 10 % de l’ensemble des ouvrages disponibles en France. Il y a tout de même 106 organismes qui oeuvrent dans l’Hexagone à la traduction en braille, avec, depuis 2006, une exception aux droits d’auteurs qui vient s’appliquer, et un soutien important du Centre national du livre (CNL).