Les ventes de livres décollent fortement dans les aéroports

Clément Solym - 27.08.2008

Edition - Economie - aéroport - vente - livres


Les consommateurs d'avions seraient de grands lecteurs ? En tout cas, les ventes de livres atteignent 10.000 pieds dans les aéroports. Bien sûr, on cible les ventes : les livres de réflexion sur soi ont grimpé de 50 %, ainsi que ceux sur le commerce, au Stansted Borders. Hughes & Hughes assistent à une augmentation de 11 % des ventes, dans l'aérogare 5, sur les deux derniers mois, tandis que les ventes de fiction du libraire irlandais ont grimpé de 30 % cet été.

Des chiffres que les détaillants confirment, avec une prédilection pour les ouvrages d'aide à soi-même. « Tout le monde est sur les dents, avec la crise actuelle, alors on chercher les livres qui peuvent aider à aller mieux dans sa vie », explique Anna Derkacz au Bookseller.

Et ceux qui redoutaient que les restrictions sur les bagages à main n'aient une incidence négative sont rassurés. Car une fois les contrôles passés, des librairies sont encore accessibles. Pour Bobby Patmore, qui dirige Stansted Borders, les gens ont envie de quelque chose qui leur parle d'économie, de façon éclairante. Des livres comme Freakonomics sont des valeurs sûres en ce cas (lire notre critique de Freakonomics).

La BAA, la compagnie qui supervise les aéroports anglais, dispose de plus de 70 points de vente, dont 63 magasins WH Smith, 7 Borders et 2 Hughes & Hughes.