Les voeux du SNE deviennent hommage aux victimes du terrorisme

Antoine Oury - 08.01.2015

Edition - Les maisons - Syndicat national de l'édition - SNE voeux - Vincent Montagne discours


Après les événements de ces dernières heures, le Syndicat National de l'Édition a décidé de bouleverser ses traditionnels vœux de début d'année, pour en faire un hommage général aux victimes des attentats du 7 janvier 2015. Vincent Montagne, président de l'organisation professionnelle, a prononcé quelques mots.

 

 

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Le monde du livre manifeste son soutien (ActuaLitté, CC BY SA 2.0)

 

 

Après une rapide introduction évoquant les premières interrogations après les événements (« Fallait-il maintenir les vœux ou pas ? Comment ne pas céder à l'intimidation ? »), Vincent Montagne, président du SNE, a dressé un rapide portrait de Cabu, Charb, Wolinski, Tignous, Honoré et Bernard Maris, et cités les noms des 6 autres victimes, avant une minute de silence générale.

 

« Nous sommes tous Charlie Hebdo. Nous sommes tous des auteurs frappés de fatwa, tels Kamel Daoud, Alaa el Aswany ou bien encore Salman Rushdie », a enchaîné Vincent Montagne, appelant à ne pas céder à la peur ni à l'intimidation.

 

Le président du SNE a ensuite cité les différentes réactions des confrères éditeurs, à l'international. Richard Charkin, président de l'Union internationale des éditeurs, appelle ainsi « tous les éditeurs, auteurs et dessinateurs à rester unis pour défendre les valeurs fondamentales de la liberté d'expression, de la liberté de publier et du droit à critiquer et à polémiquer ».

 

Le président de l'association des éditeurs arabes, Assem Shalaby, a de son côté condamné « l'attaque vicieuse qui contrevient aux principes de l'islam », quand Ibrahim El Moallem, principal éditeur égyptien, a qualifié l'attentat d'« attaque contre la civilisation ».

 

 

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au premier plan, Vincent Monadé, président du CNL

(ActuaLitté, CC BY SA 2.0)

 

 

Le président du SNE a évoqué la propriété intellectuelle européenne, et son importance dans la défense de la liberté d'expression : « Le terrible drame qui nous réunit justifie plus que jamais de donner aux créateurs les moyens de défendre notre culture dans toute sa diversité. Oui, le droit d'auteur est un droit de l'homme. »

 

« La barbarie n'aura pas le dernier mot. Comme l'a écrit magnifiquement Edmond Rostand dans Chantecler, "c'est la nuit qu'il est beau de croire à la lumière" », a-t-il terminé. L'intégralité du discours est disponible ci-dessous.

 

  Message de Vincent Montagne Hommage Du 8 Janvier 2015 by ActuaLitté