Libération d'un dissident chinois : 7000 auteurs font pression

Clément Solym - 22.01.2009

Edition - Société - dissident - chinois - prison


Ils étaient 150 à avoir lancé un appel en décembre 2008, quelques jours avant Noel pour demander la libération d'un universitaire et écrivain chinois. Wole Soyinka, Salman Rushdie, Margaret Atwood, ou encore Umberto Eco et Ian McEwan comptaient parmi les premiers signataires.

Mais aujourd'hui, ils seraient 7000 à avoir ajouté leur nom et s'être engagés contre la censure qui a cloué Liu Xiaobo dans une cellule pour avoir contesté le régime chinois. Des écrits concernant Tien An Men lui ont valu plusieurs années de prison déjà.

Le PEN international, cette fédération des écrivains, appelle, par la voix de sa directrice Caroline McCormick, à un plus grand respect des droits de l'Homme et de la liberté d'expression dans le pays.

Liu Xiaobo, ancien président et actuel membre du conseil d'administration du PEN en Chine, n'aurait dû être détenu que 6 mois selon les conditions légales du pays, alors qu'il réside actuellement dans un lieu tenu secret. Pour le jour de l'an, il a été autorisé à dîner avec son épouse et ses deux enfants, mais n'a pas pu parler avec son avocat.

Affaibli et maigre, il n'a eu le droit que de parler des résultats scolaires de ses enfants durant le repas.