Libraire : en Australie, mieux vaut vendre du café ou du vin aussi

Clément Solym - 28.06.2019

Edition - Librairies - librairie indépendante - Australie commerce - produits diversification


La fermeture d’une librairie agite toujours la communauté qui l’entoure, ici et ailleurs. À Sydney, Pages & Pages va mettre la clef sous la porte, mais la santé du secteur ne serait pas si préoccupante. Lors de la 95e conférence de l’Australian Booksellers Association, à Melbourne, les messages étaient confiants. Vigilants, mais confiants.

The Brown Bookshop
Agnes L. Reynes-Williams, CC BY ND 2.0 (photo d'illustration)
 

C’est désormais acquis : de nombreuses librairies indépendantes en Australie ont opté pour un double commerce. Le livre d’un côté, et au choix, un café, ou un bar à vin. Mais l’animation reste centrale : des clubs de lecture, des conférences d’auteurs — et même la production de disques. Mais la santé du secteur reste un sujet d’actualité.

Les 150 indépendants qui se retrouvaient à Melbourne pour la conférence ont pu entendre le directeur général de l’ABA, véhiculant un message positif : « La vérité est que les librairies vont bien. » Ce serait bien le seul endroit au monde, mais pourquoi pas ?

« Le commerce est difficile, lorsque diminue la confiance des consommateurs. Le fait est cependant que, même si un vent économique difficile souffle à travers le monde, des centaines de librairies pratiquent leur activité quotidiennement avec succès », rapporte le SMH.

Pour Noël, les ventes ont augmenté de 1,4 %, certes, mais au cours des six mois précédents, un ralentissement global de l’activité s’est fait ressentir. Et c’est dans ce contexte que Pages & Pages à Mosman a annoncé qu’il pliait boutique. 

La librairie prise entre politique et commerce

« Nous sommes un secteur de services qui propose plus qu’un produit à la vente. Vous devez adopter une approche ouverte et diversifiée : vous devez être à l’écoute de ce que vos clients veulent », assure Sally Tabner, d’Avalon Bookoccino. Cette dernière se réinstalle prochainement dans un nouveau local, avec un bar à vin.

Entré en période d’élection, le pays est aussi secoué par la prudence partout remarquée dans ces circonstances. Les consommateurs se replient dans un attentisme, l’économie se ralentit et tout semble alors comme figé. 

Or, la librairie, souligne le directeur de l’ABA, reste un lieu de visite : les études montrent que les clients passent avant tout pour regarder, attachés à la dimension physique des objets. Et c’est là que peuvent naître de véritables interactions. 
 
Bien entendu, la diversification des établissements apporte un précieux soutien : « Si les librairies indépendantes se débrouillaient bien sur le marché, ce serait un véritable étonnement. Nous serions fermés si nous n’avions pas le café pour renflouer les caisses », nuance Jane Turner, propriétaire de Gertrude & Alice Café à Bondi. 

Car la concurrence existe, entre les chaînes et la vente en ligne. « Mais les gens nous sont fidèles parce qu’ils viennent profiter de nos connaissances, de notre service et de la communauté. »


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