Librairies au Québec : la ministre répond à la profession

Nicolas Gary - 20.12.2014

Edition - Librairies - Hélène David - librairies Québec - législation prix unique


Dans un courrier adressé à la ministre de la Culture du Québecn Hélène David, l'interprofession du livre posait un constat sombre. En l'espace de six mois, aucune ne trace des mesures que promettait le gouvernement, notamment pour venir en aide aux librairies indépendantes. Un sentiment d'urgence auquel l'intéressée a fini par répondre.

 

 

 

Hélène David avait balayé d'un revers de manche l'idée d'une législation portant sur la fixation du prix de vente des livres par les éditeurs. Un prix unique qui n'avait pas convaincu la ministre, alors que la profession le réclamait pour structurer le marché, et préserver les librairies. Luc Fortin, député de Sherbrooke, avait alors été mandaté pour prendre le problème à bras le corps : ce sont ses conclusions que les professionnels attendaient impatiemment.

 

Sauf que la réflexion s'éternise, affirmaient-ils. Dans la lettre ouverte, l'industrie du livre s'impatientait : « Les gens de notre industrie ne peuvent plus attendre. Nous avons besoin de mesures consistantes pour consolider le réseau des librairies. Tout le monde le sait. Il s'agissait même de la conclusion unanime de la commission parlementaire tenue en août et en septembre 2013. »

 

Luc Fortin a pourtant fait son job, assure Hélène David, en collaboration avec les principaux représentants du milieu québécois du livre. Sa mission était de « dégager des pistes d'intervention permettant de consolider le réseau des librairies agréées du Québec », dont la précarité n'était pas remise en question. Or, pour la ministre, les premiers rapports sont encourageants, et son ministère œuvre déjà à l'élaboration du plan. 

 

Ainsi, le gouvernement « mettra en place sous peu des mesures structurantes qui auront des effets sur les librairies agréées, sur les lecteurs et sur l'ensemble des acteurs de la chaîne québécoise du livre », assure-t-elle. Insistant sur le rôle essentiel des librairies, tant en matière de diffusion que de promotion de la culture, Hélène David remercie son envoyé « d'avoir accompli sa démarche avec autant d'engagements, il témoigne ainsi de l'attention et de l'importance que le gouvernement accorde au secteur québécois du livre ».

 

Et de conclure que les intervenants sur ces questions ont su faire preuve d'une grande disponibilité, la ministre remerciant « la confiance qu'ils m'ont accordée ». Elle rappelle également toute l'importance qu'elle accorde à l'avenir des établissements, pour « d'assurer la vitalité culturelle et commerciale ». Surtout que les librairies « sont parties prenantes du développement de la lecture et du lectorat au Québec ».