Librairies, éditeurs, auteurs : pourquoi pas l'e-commerce ?

Clément Solym - 16.02.2012

Edition - Société - E-commerce - Editeurs - Libraires


La société Oxatis vient de réaliser une étude sur les profils des e-commerçants, avec le concours de Médiamétrie, 2.000 clients ont été interrogés. L'occasion de faire le point sur les enjeux d'une présence sur le net. Lorsque l'on est libraire, surtout lorsque l'on est spécialisé, éditeur ou même auteur, l'e-commerce peut avoir du sens.

 

L'e-commerce, on y pense par envie, parce qu'on n'a pas le choix (pour faire face à la concurrence) ou alors, on le rejette en bloc. Il apporte de la visibilité, peut impacter sur la clientèle et augmenter son chiffre d'affaires.

 

Dans le schéma traditionnel du commerce, les « petits » sont souvent chahutés par les grands qui leur emboîtent le pas. Sur Internet, la tendance est différente, car les géants ont tout de suite investi la toile, c'est le cas d'Amazon, et les petits commerçants n'ont souvent d'autres choix que de suivre.

  

 Marc Schillaci, directeur d'Oxatis. Auteur

de Réussir sa boutique en ligne.

 

 

La société Oxatis propose à des TPE/PME plusieurs offres pour gérer leur site, logiciel, hébergement, programme d'accompagnement, le tout en Cloud computing. Pour que la gestion d'un site ne soit pas « qu'une histoire de geek, mais accessible au plus grand nombre », explique Marc Schillaci, directeur d'Oxatis.

  

L'e-commerce, quel intérêt ?

 

La société propose ses services à des libraires, essentiellement spécialisés, des « petits éditeurs, mais aussi des auteurs ». Marc Schillaci, sait de quoi il parle puisque son livre Réussir sa boutique en ligne n'était plus disponible en librairie. Il a donc décidé de créer sa boutique en ligne pour répondre à la demande : « Je pense que je ne suis pas le seul dans ce cas ». Pour ce qui est des petits éditeurs, ils peuvent y trouvent leur compte « en mettant vraiment en avant tout leur catalogue ».

 

La spécialisation est un atout énorme, en proposant ce que les autres n'ont pas, en vendant son catalogue, en le mettant en valeur. « Nous travaillons par exemple avec une personne qui ne propose que des Bds scoutes (...) Si quelqu'un tape le mot clef, « livre » dans un moteur de recherche, vous n'avez aucune chance, par contre si elle y accole trois mots-clefs bien précis, ça peut devenir intéressant, si vous répondez aux critères ».

 

Reste que le sentiment vis-à-vis de l'e-commerce est encore mitigé, il y a à la fois des personnes résignées, mais aussi des personnes motivées, prêtes à se lancer. Marc Schillaci pense que cette différence d'attitude peut s'expliquer par le « clivage des âges ». Chez les libraires, « il y a encore des réticences, mais cela va certainement évoluer » conclut-il.