Librairies Mona Lisait : des offres de reprises au-dessus des attentes

Antoine Oury - 13.12.2013

Edition - Librairies - Mona Lisait - librairies - livres soldés


« Nous avons bien fait de prolonger l'appel d'offres, c'est une excellente surprise. »  Me Valérie Leloup-Thomas, liquidateur judiciaire, chargée du dossier, ne cache pas son enthousiasme. Un bon nombre d'offres ont été déposées pour la reprise de librairies du réseau Mona Lisait, et ont été validées par la juge. Un nouvel appel d'offres a par ailleurs été ouvert, pour la boutique de la rue Pavée (Paris).

 

 

Librairie mona lisait

La librairie de la rue Pavée (ActuaLitté, CC BY-SA 2.0)

 

 

Le 15 novembre dernier, après la cession de deux librairies Mona Lisait, la juge avait estimé qu'il y avait lieu de lancer un nouvel appel d'offres, et sa décision a porté ses fruits. « Nous avons fait beaucoup de publicités, et les bons emplacements des librairies ont fait le reste », explique Me Valérie Leloup-Thomas.

 

Suite aux offres reçues, la juge a rendu sa décision ce jeudi, et ordonne la cession de tous les fonds pour les 5 librairies concernées : celle du boulevard de Bonne-Nouvelle est cédée pour 110.000 €, celle de la place Berger pour 40.000 €, celle de la rue Jussieu pour 25.000 €, celle du boulevard de l'Hôpital pour 56.000 € et la librairie de la rue Saint-Marin, dans le 4e arrondissement, pour 305.000 €. Toutes les offres ont été déposées par des libraires, à l'exception de celle du boulevard de l'Hôpital, reprise par le bailleur.

 

Pour la librairie de la rue Pavée, l'appel d'offres a été prolongé jusqu'au 13 janvier, avec un examen par la juge le lendemain. Des offres hors délai ont été reçues, et l'optimisme est donc de mise pour la reprise de l'établissement. La librairie de Toulon (18, rue de la Bourse) a vu son stock et son mobilier vendus, à valeur d'inventaire.

 

Ce tour d'appel d'offres plutôt encourageant donne quelques indications sur le marché de la librairie : « Le marché de l'édition fonctionne encore, et les difficultés des grandes structures du type Virgin ne sont pas représentatives de l'ensemble des commerçants. Ici, ce sont bien des libraires qui rachètent. »

 

Par ailleurs, Me Valérie Leloup-Thomas nous indique que des maisons d'édition, intéressées, ont demandé des dossiers d'expertise, sans toutefois déposer d'offres directes. Pas de solutions du type Chapitre-Albin Michel, pour le moment, donc.