Libre circulation des ebooks : pas question !

Clément Solym - 29.10.2010

Edition - Société - amazon - ebooks - vente


En employant des restrictions géographiques, les éditeurs s'assurent qu'ils ne perdent pas d'argent sur des ventes qui ne pourraient normalement pas se faire sans passer par le biais du net. Merveilleuse invention...

Dans le cas d'Amazon, une chose intéressante se passe : le Kindle ne peut lire d'ouvrages qu'à condition d'en acheter via l'ebookstore du marchand. Et le Bookseller a pu dévoiler à quel point il était facile de télécharger des ouvrages depuis la boutique anglaise et se procurer des titres américains.

Les droits territoriaux sont alors complètement négligés, et Richard Mollet, directeur de la Publishers Association, estime que cette situation ne peut pas perdurer. « Les détaillants en ligne ne devrait pas ignorer les droits territoriaux des éditeurs et cela devrait se refléter à travers leurs sites internet. Leurs mécanismes de respect de la territorialité devraient être examinés, et le échéant, renforcés pour rendre aux éditeurs et auteurs une part de leur création. »

Forcément : si l'on peut se servir dans le catalogue d'un éditeur américain pour y choisir ses livres numériques, l'éditeur local qui propose sa version, après achat des droits, va se retrouver le bec dans l'eau. Il devient donc urgent de pouvoir mettre en place des restrictions géographiques dans la boutique d'Amazon pour réglementer plus fermement.

Autre cas de figure


L'achat d'un Kindle contraint donc son acheteur à se procurer des ouvrages chez Amazon. Mais dans le cadre de la loi sur le prix unique du livre numérique, comment sera-t-il possible de s'assurer que le marchand pratiquera un prix unique.

Sachant que le lecteur ebook est vendu en France, sinon à destination de la France, comment faire respecter le droit que veut instaurer la loi dans ce cas de figure ? Pas tout à fait raccord avec l'article 2 de cette loi, finalement.