Liquidation de Borders : c'est la faute d'Amazon

Clément Solym - 20.07.2011

Edition - Economie - liquidation - amazon - responsable


Peut-être qu'à un moment donné, un scientifique démontrera que le trou dans la couche d'ozone, c'est aussi la faute d'Amazon. Mais en attendant, la fermeture des enseignes Borders, les 399 magasins (ou 405 selon les chiffres) et les 10.700 employés, c'est clair et net, c'est signé du cybermarchand.

Dans un virulent communiqué, l'Alliance for Main Street Fairness veut démontrer par A+B que si Borders a fermé, c'est la faute d'Amazon.

Cette coalition qui oeuvre pour la survie des petits commerces de rue, estime que la liquidation de Borders est l'oeuvre du grand Satan Amazon, qui n'épargne aucune entreprise, petite ou moyenne, ou grande à travers le pays. Et ce, parce qu'Amazon ne paye pas les taxes dues, contrairement à toutes les autres enseignes.

Cette histoire de taxe ne date pas d'hier. En fait, certains États américains tentent de faire payer à Amazon les taxes idoines à son activité marchande, mais ce dernier refuse, et lutte prétextant qu'il ne dispose pas de lieu de revente sur le territoire.

Nécessairement, ce type d'avantage ne peut que jouer en la faveur d'Amazon, au détriment de ses concurrents. Et l'AMSF d'encourager le législateur à « égaliser les chances », pour donner à tous la possibilité de survivre.

En tentant de noyer Amazon ?