Lire à son enfant lui fait apprendre des centaines de milliers de mots

Maxim Simonienko - 15.04.2019

Edition - Société - lecture enfant - lecture voix haute - étude bien-être enfant


Lire une histoire à votre petit bambin, ça ne coûte rien. Et cela peut lui être particulièrement bénéfique. En effet, selon une étude publiée dans la revue scientifique Journal of Developmental and Behavioral Pediatrics, une lecture quotidienne à voix haute pourrait participer à l'apprentissage de 1,4 million de mots à votre enfant. À bon entendeur... 

StockSnap - Pixabay License




Jusqu'à 228 mots par lecture 


Les petites histoires que les parents racontent chaque soir à leurs garçons ou à leurs filles sont une habitude qui a parfois la vie dure, aujourd'hui : manque de temps, multiplication des loisirs ou désintérêt des enfants sont mis en avant pour expliquer la disparition de la lecture du soir. Pourtant, ces histoires permettent de créer des liens entre parents et enfants, mais aussi d'appréhender les débuts de leur alphabétisation.

Aux États-Unis, on remarque des différences considérables dans le vocabulaire utilisé par les enfants des classes dites populaires et les enfants issus d'un milieu dit favorisé. Ce fossé serait remarqué dès l'âge de 5 ans.

C'est dans cette optique que Jessica Logan, professeur-assistante en sciences de l'éducation à l'Ohio State University, et ses collègues ont choisi de se consacrer à une étude autour de la lecture à voix haute. Ils ont choisi 60 titres parmi une collection de livres populaires pour enfants. Après avoir laborieusement compté les mots dans chacun des ouvrages, les chercheurs ont pu établir leur nombre moyen pour un livre destiné aux enfants en bas âge. Cette moyenne s'élèverait entre 140 (pour les 0-2 ans) et 228 mots (pour les 3-5 ans).
 

“ Le fossé d'un million de mots 


À l’aide de ces données, les chercheurs ont calculé le nombre moyen de mots que les enfants pourraient entendre et reconnaître grâce aux livres lus à haute voix, au moment où ils entrent à l'école maternelle. Selon Jessica Logan, un enfant ayant écouté une histoire par jour pourrait entendre et reconnaître 290.000 mots de plus que ses camarades de classe âgés de 5 ans. Si l’on augmente ce nombre de lectures à cinq par jour, il serait en mesure de reconnaître jusqu'à 1,4 million de mots. L'autrice principale de cette étude appelle cela le « fossé d'un million de mots ».

« L'écart de plus d'un million de mots entre des enfants élevés dans un environnement riche en lecture et ceux qui n'ont jamais été lus est frappant. Les enfants qui entendent plus de mots de vocabulaire seront mieux préparés à les voir imprimés [dans des livres] quand ils entreront à l'école. Ils sont susceptibles de maîtriser leurs compétences en lecture plus rapidement et plus facilement », a-t-elle déclaré dans un communiqué de l'Ohio State University.  
 
Cette nouvelle étude fait écho à d'autres recherches qu'avait déjà menées Jessica Logan par le passé. D'après ses précédentes recherches, 25 % des enfants seraient encore privés d'histoires lues à haute voix et 25 % n'en entendraient qu'une ou deux fois par semaine.

L'étude When Children Are Not Read to at Home a été publiée dans le Journal of Developmental & Behavioral Pediatrics, en mars 2019.

via Mentalfloss


Commentaires
Je ne comprends pas comment est fait le calcul. Le Littré contient seulement 80 000 entrées, comment un enfant de cinq ans connaîtrait-il 290 000 mots, voire 1,4 million?

J'ai l'impression que les chercheurs additionnent le nombre de mots par livre, sans s'apercevoir que les mêmes mots reviennent souvent d'un livre à l'autre...
Au délà de l'apport de vocabulaire, les effets bénéfiques sur multiples, à commencer par l'acivité cognitive elle-même.

Une récente étude à montrer que l'électroencéphalographie de l'enfant écoutant un adulte lui lire une histoire était 5 fois supérieure à l'enfant qui écoutait la même histoire, mais qui cette fois provenait d'un écran.

L'activité neurophysiologique infantile du cerveau au cours du temps de l'histoire écoutée de vive voix est aussi indéniable que le réconfort que procure le rituel de la petite histoire du soir.

Bref, même si parfois c'est dur de s'y coller (surtout quand on relit 53 fois la même histoire...), on se doit de faire notre devoir pour remplir la cervelle de nos petits et activer leurs méninges.

Lisez des histoires, c'est bon pour la santé!
Bonjour, et merci. En France, l'association ACCES développe ces mêmes recherches (et aboutit au mêmes résultats) depuis... 1982, avec les professeur René Diatkine (+), les docteurs Tony Lainé (+)et Marie Bonnafé.

Voir ici: https://www.acces-lirabebe.fr/lassociation/presentation/

Voir "Les livres, c'est bon pour les bébés" de M. Bonnafé.
Ne pas négliger les autres formes de littérature orale quand les adultes n'ont pas le temps : contes et comptines sur CD ou MP3... J'ai de très bons souvenirs de mes K7 d'Henri Dès et des histoires des 3 Chardons et autres.
Des beaux albums aux petits livres que nos enfants choisisdent eux même, lire à nos enfants est vital, tout petit employer des mot merveilleux faire les liaisons employer les négations, c est le cadeau de la littérature enfantine sur nos petits. N oublions pas les médiathèques, séances de Contes...
Pour un accidenté de la route traumatisme sévère il ne parle pas peut-il l'aider mon fils merci!
il doit y avoir une erreur de traduction des chiffres..... vive la lecture qd meme
Poster un commentaire

 

grin LOL cheese smile wink smirk rolleyes confused surprised big surprise tongue laugh tongue rolleye tongue wink raspberry blank stare long face ohh grrr gulp oh oh downer red face sick shut eye hmmm mad angry zipper kiss shock cool smile cool smirk cool grin cool hmm cool mad cool cheese vampire snake exclaim question

Vous répondez au commentaire de

Cliquez ici pour ne plus répondre à ce commentaire

* Laisser vide pour ne pas reçevoir de notification par email de nouveaux commentaires.