Lire en prison : réduction de peine et réinsertion

Clément Solym - 26.06.2012

Edition - International - evasion - prison - lecture


Détention moins longue et meilleure sortie par la lecture. C'est le pari pris par les pouvoirs publics brésiliens pour désengorger les prisons fédérales. Intitulé « Rédemption par la lecture », le programme fait appel à l'évasion par le texte pour une sortie par la grande porte barbelée.

 

Pour chaque livre lu, les détenus sélectionnés pourront obtenir une réduction de peine de quatre jours. Seule limite, cette réinsertion par le livre sera limitée à 12 volumes par an soit 48 jours pour chaque année de détention.

 

 

Dans une politique éducative et de contrôle, le gouvernement a également annoncé que les prisonniers auront un mois pour lire l'ouvrage choisi et remettre un travail écrit. Comme pour n'importe quel devoir, les consignes sont strictes : « utilisation correcte de paragraphes, sans corrections, utilisation de marges et écriture lisible », détaillaient les instructions parues dans l'équivalent du journal officiel brésilien.

 

« Une personne peut quitter la prison plus éclairée et pourvue d'une vision du monde plus grande », a indiqué Andre Kehdi, avocat de Saõ Polo et responsable d'une campagne de don de livres. L'homme ajoutant que « sans aucun doute, ils pouvaient sortir de prison meilleurs ».

 

Si les grands classiques, les ouvrages philosophiques et scientifiques sont autorisés, on peut se demander ce qu'il en est du Comte de Monte-Cristo.

 

Via Reuters