Lire : revue littéraire mensuelle aux réseaux de plagiats réguliers

Nicolas Gary - 03.03.2019

Edition - Justice - revue lire - plagiats réseaux sociaux - copier coller instagram


Il reste commun qu’entre confrères, on se reprenne des papiers significatifs — un procédé de bonne intelligence, où un hyperlien fait office de reconnaissance, autant que de sourcing. Mais à l’heure des réseaux sociaux, les procédés évoluent tristement. Pour exemple, le magazine Lire, qui sans trop de scrupules, alimente ses comptes avec des extraits d’articles repompés chez les collègues. Sans source, évidemment. Ni rien, d'ailleurs. 


crédit Humanoides Associés
 

Chaque média le sait bien : les réseaux apportent tous une part d’image, voire de trafic, à condition de bien les travailler. Pour ce faire, chacun son approche et sa méthodologie — en somme, les Community Managers derrière les comptes œuvrent de leur mieux. Depuis quelque temps, le respectable magazine Lire s’efforce de développer sa communauté, avec les moyens à sa disposition.

Considérant que Facebook est l’outil qui permet d’apporter le plus de trafic, et que la valeur montante reste Instagram, c’est fort logiquement à travers ces deux plateformes que la publication concentre ses efforts. En réalité, leur Twitter sert avant tout à renvoyer vers l’un ou l’autre — stratégie assez commune. 

Sauf que le community manager de Lire s’efforçant de faire prospérer les abonnés à l’un ou l’autre de ses outils a instauré une approche des plus douteuses. ActuaLitté en est victime, au même titre que d’autres parutions – nous vous laissons le plaisir de découvrir qui. Le principe est simple : pomper des extraits d’articles, réutiliser le visuel dudit billet, et s’attribuer le mérite de l’information. Brillant. Brillantissime, si ce n’était que cette pratique s’effectue sans aucun sourcing, et qu'elle relève donc du plagiat, purement et simplement. 

Si les bons empruntent et que les grands volent, alors Lire vient d’être dans la cour des IMMENSES.



Un exemple, parmi d'autres
 

À plusieurs reprises, que ce soient nos articles ou ceux d’autres médias, on retrouve sur les réseaux de Lire des emprunts non sourcés, littéralement pillés, sans vergogne ni remord. Bernard Pivot, son fondateur, n'avait certainement pas imaginée pareil comportement...

Que ce soit sur Instagram ou sur Facebook — lequel permettrait a minima de partager un lien — la revue Lire s’approprie joyeusement la prose de tiers, et les internautes qui ne prêtent nulle attention à ces procédés distribuent Like et autres commentaires, en toute innocence.

Nos différentes tentatives pour faire entendre raison au CM n'ont jamais abouti — nous ne saurions imaginer que ce soient des journalistes qui s’amusent à ce genre de plaisanterie ! 



autre exemple...
 

Comment faire alors cesser une pratique qui dépasse largement la malhonnêteté intellectuelle, pour verser dans la contrefaçon organisée ? Eh bien, solennellement, nous en appelons à ce qui peut demeurer de cette respectable marque : la revue Lire ne saurait être entachée par des procédés aussi déplorables. C’est votre travail et le sérieux d'une rédaction qui sont ici mis en cause. 

Stéphane Chabenat, repreneur de Lire avec Jean-Jacques Augier, quand les parutions furent vendues par Patrick Drahi, promettait en juin 2017 « de belles, de très belles choses à venir ». On n’en attendait pas tant !

Sérieusement : stop.


mise à jour 5 mars - 17 h : 

La direction du magazine a finalement répondu à notre article, et assurant qu'elle n'avait pas vu les messages laissés sur les réseaux pour l'avertir de la situation. Les posts incriminés ont été dans un premier temps crédité avec la mention de nos comptes, mais toujours avec des textes copiés-collés. Puis, après avoir insisté, nous avons obtenu la suppression des publications fautives. 

Que d'énergie perdue...


Commentaires
Moche de chez moche... Allez courage, on aime beaucoup ce que vous faites !
Quel culot…

Bon courage pour faire valoir vos droits ! Moi qui commande de temps en temps un hors-série chez eux, j'y réfléchirai à deux fois avant de leur donner de nouveau mon argent confused
À la décharge du "community manager", il ne fait probablement que ce qu'on lui demande de faire, même si ses patrons s'en défendrons à cor et à cri. Dans une certaine presse, aujourd'hui, on ne veut même plus des pisseurs de copie (ce qui n'était déjà pas très glorieux), mais des professionnels du copier-coller.

Ce penchant va de paire avec le remplacement des articles par du "contenu", pour la plus grande gloire des marques.

D'ailleurs, le dossier du même "Lire" de ce mois-ci, en partenariat (le terme me fait rire, même s'il n'y a rien de drôle) avec Librinova, illustre tristement ce glissement de l'information vers la promotion. Que voulez-vous, il faut bien faire bouillir la marmite répondra-t-on.
Hum… moi qui hésitais entre "Lire" et "Pages des libraires"...

Cet article tombe à propos : mon choix est fait, c'est à "Pages..." que je m'abonnerai.

Synchronicité merci.

Lou
Sinon, vous pouvez suivre ActuaLitté wink

On a des flux RSS, une newsletter et du thé, café et même des petits gâteaux !
Concernant "Page des libraires" on peut questionner leur indépendance éditoriale puisque ce sont les maisons d'édition qui payent pour que des libraires écrivent des recensions sur les livres qu'elles publient...
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